Plusieurs situations possibles
Vous dépassez le terme : vous devez aller tous les deux jours à la maternité pour vérifier les battements cardiaques du bébé, l’état du placenta et la couleur du liquide amniotique. Si votre bébé tarde trop, on vous déclenchera. Le déclenchement de la naissance peut être décidé par convenance personnelle ou pour raison médicale. Les contractions provoquées sont plus fortes, mais moins efficaces. Sachez que le travail est souvent plus long et un peu plus pénible, même si on vous donne la péridurale.
Votre bébé se présente par le siège : votre obstétricien vous proposera peut-être une VME (version par manœuvres externes). Par des pressions non douloureuses, il tentera de « retourner » le bébé. C'est efficace dans la moitié des cas. L’obstétricien pourra décider de programmer une césarienne s’il juge que la voie basse est problématique. Ce n’est pas systématique, chaque obstétricien a ses propres critères pour choisir l'une ou l'autre option, selon les problèmes rencontrés.
Le petit conseil en plus
Vous choisirez vous-même votre méthode antidouleur pour le jour J : péridurale, acupuncture ou autre, la sophrologie (apprendre à soulager les douleurs entre deux contractions par la relaxation), l’haptonomie (en guidant la descente de bébé), le yoga... Des méthodes que vous aurez apprises au cours de la grossesse pendant votre préparation.
C'est à votre compagnon de décider s’il veut assister ou non à la naissance de son enfant. Un conseil : si il y est totalement opposé au début de la grossesse, n'insistez pas, il va s'habituer et suivre le processus naturellement. Auquel cas, il changera certainement d'avis. Sinon, ne lui en voulez pas et faites venir une personne très proche de vous.
Propos recueillis par Julie Montaudon.