Qui n’a pas rêvé, enceinte, d’être belle, épanouie, en forme ?
On a toutes vu certaines de nos amies ou connaissances resplendissantes, comblées, voire révélées par la maternité… Et nous ?
Et quelle surprise, en me regardant dans un miroir, de voir que mon visage était marqué de cernes et bouffi de sommeil !
A cette grande fatigue, s’est ajouté un sentiment de malaise permanent qui se matérialisait par des « hauts le cœur », un goût métallique dans la bouche et des envies difficilement contrôlables…
Bonjours poils, varices et vergetures !
Au fur et à mesure des semaines, les kilos se sont accumulés, et malheureusement pas seulement au niveau du ventre (seule partie de mon corps dont j’étais fière !). Mes jambes sont devenues lourdes, lourdes, et des varices sont apparues… Pas très esthétique mais très douloureux. Vêtements larges et bas de contention au programme ! Chouette !
N’oublions pas de mentionner les jolies vergetures venues dessiner hanches et cuisses, et ceci malgré les tonnes de crèmes et huiles étalées, soyons honnête, pas tous les jours … Heureusement qu’il existe d’autres crèmes faisant disparaître ces petites traces bien ancrées dans nos peaux ; aussi efficaces j’imagine ;-)…
Et pour couronner l’ensemble de ces petits désagréments physiques, une sacré pilosité, difficilement combattable. Et pourtant je suis blonde…
Bref, je me suis sentie vraiment femme (!!!) pendant ces 9 mois.
Une baleine à la maison
Les derniers mois sont encore plus terribles pour la féminité. La prise de kilos bien répartie sur tout le corps (sans oublier le triple menton), ce ventre si protubérant, nous transforme véritablement en baleine. A ceci s’ajoute la difficulté de s’habiller, et de ressembler à autre chose qu’à un sac. Et surtout notre grâce dans tout déplacement, démarche, changement de position.
Nous passons d’une démarche féminine, voire féline certains jours (!) à une démarche bovine. Un grand merci à mon cher mari pour le petit coup de pouce du matin pour me lever, faire mes lacets, mettre mes chaussures, chaussettes, et à la fin, relever ma culotte …
Comme je me suis sentie glamour !
Et pourtant mon mari continuait à me regarder avec son regard fier et épris, parfois rieur, un peu moqueur, et continuait à me désirer…
L’amour rend décidemment aveugle !
En réalité, il était émerveillé par la nature. Par ce corps, le mien en l’occurrence, qui construisait la vie de son bébé et ne s’attardait pas sur tous ces détails plutôt pittoresques pour lui.
Heureusement que la majorité de ces désagréments ne durent que le temps de la grossesse, et qu’ils sont vite oubliés grâce à l’arrivée de notre bébé !