Obstacle n°3 : les échecs
Les échecs répétés jouent sur le moral dont dépend aussi en partie la réussite à être enceinte. Un vrai cercle vicieux.
=> C’est le plus compliqué à gérer car autour de vous tout le monde vous dit de ne pas « y » penser, ce qui est impossible. Je pense que c’est normal d’avoir de la peine dans cette situation et qu’on ne peut pas la nier. Pour ma part, j’essayais de m’accorder de petits plaisirs, non pour oublier, mais juste pour me faire plaisir.
Obstacle n°4 : les conséquences sur le couple
Les examens, les traitements et les échecs mettent le couple à rude épreuve et peuvent sérieusement le déstabiliser.
=> Là aussi, c’est un gros enjeu. La clé, à mon avis, c’est la communication même si cela paraît trivial. Je trouve aussi que s’accorder une pause dans le traitement n’est pas un signe d’abandon. J’ai la chance d’avoir un mari extraordinaire qui m’a soutenue à chaque étape, en mettant de côté sa propre peine.
Obstacle n°5 : l’entourage ou le manque d’entourage
Pas facile d’exprimer sa souffrance liée au désir d‘enfant à son entourage qui n’a pas toujours les mots justes pour y répondre.
=> Mon expérience me dit qu’il vaut mieux rester entourés par ses amis et sa famille. En leur expliquant clairement la démarche d’aide médicale à la procréation, ils peuvent être des soutiens précieux même s’ils ne comprennent pas tout ce que vous vivez. S’isoler est une erreur que j’ai faite quand je souffrais de voir mes amies tomber enceintes les unes après les autres. Heureusement, je m’en suis rendu compte à temps et leur amitié m’a aidée à dépasser ma peine.
Après avoir franchi tous ces obstacles, mon mari et moi sommes de très heureux parents de jumeaux (c’est une éventualité à envisager quand on s’engage dans une PMA !). Nous n’oublierons pas ce parcours du combattant qui nous a mené jusqu’à eux mais le bonheur de les avoir avec nous compense largement les années de difficultés.