J’ai eu recours à l’aide médicale à la procréation

Participez aux prochains forums

Proposez-nous vos sujets de discussion pour animer les forums !
Participez

La boutique

Livre Améliorer le sommeil des petitsDès la naissance
Livre Elever mon enfant aujourd huiDès la naissance
Livre Les gros motsDe 2 ans à 7 ans
Guides des parents

ACTU

BONS PLANS SHOPPING

J’ai eu recours à l’aide médicale à la procréation

Par Céline M., Maman de Jules et Max

On décrit souvent la PMA (procréation médicalement assistée) ou AMP (aide médicale à la procréation) comme un parcours du combattant. Mon expérience me fait dire que la comparaison est loin d’être exagérée. Heureusement c’est un parcours que l’on fait à deux. C’est même la condition essentielle pour se lancer. Il faut se sentir prêts tous les deux à franchir tous les obstacles.

Obstacle n°1 : les examens

Après avoir été orientés vers un médecin spécialiste de la fertilité, celui-ci vous fera passer à votre compagnon et vous des examens médicaux plus ou moins douloureux (la fameuse hystérosalpingographie ne fait pas aussi mal qu’on peut parfois le lire) et plus ou moins intrusifs.

=> A mon avis, le plus important quand on commence une démarche de PMA/AMP est de bien choisir son médecin, il faut avoir une totale confiance en lui. J’ai eu la chance de trouver un médecin admirable non seulement par ses compétences mais surtout par sa bienveillance et sa capacité à rendre tout ce parcours le plus humain possible. Cependant, le plus pénible pour moi a été de supporter l’intrusion de ces examens dans ma vie de femme et d’épouse. Pour traverser cette phase difficile, je me suis concentrée sur l’objectif qui était de connaître l’origine de nos difficultés.

Obstacle n°2 : les traitements pour doper la fertilité

Une fois les examens effectués et l’origine de l’infertilité identifiée, les traitements commencent en vue de doper la fertilité pour maximiser les chances de réussite d’une insémination ou d’une fiv (fécondation in vitro). Les traitements sont parfois difficiles à supporter car ils provoquent des nausées, une très grande fatigue et éventuellement une prise de poids.

=> Les traitements m’ont énormément fatiguée mais j’étais fière de réussir à faire mes injections seule ! Ce qui était aussi dur à gérer pour moi c’était de continuer à vivre et à travailler normalement tout en suivant les traitements.

Obstacle n°3 : les échecs

Les échecs répétés jouent sur le moral dont dépend aussi en partie la réussite à être enceinte. Un vrai cercle vicieux.

=> C’est le plus compliqué à gérer car autour de vous tout le monde vous dit de ne pas « y » penser, ce qui est impossible. Je pense que c’est normal d’avoir de la peine dans cette situation et qu’on ne peut pas la nier. Pour ma part, j’essayais de m’accorder de petits plaisirs, non pour oublier, mais juste pour me faire plaisir.

 

Obstacle n°4 : les conséquences sur le couple

Les examens, les traitements et les échecs mettent le couple à rude épreuve et peuvent sérieusement le déstabiliser.

=> Là aussi, c’est un gros enjeu. La clé, à mon avis, c’est la communication même si cela paraît trivial. Je trouve aussi que s’accorder une pause dans le traitement n’est pas un signe d’abandon. J’ai la chance d’avoir un mari extraordinaire qui m’a soutenue à chaque étape, en mettant de côté sa propre peine.

 

Obstacle n°5 : l’entourage ou le manque d’entourage

Pas facile d’exprimer sa souffrance liée au désir d‘enfant à son entourage qui n’a pas toujours les mots justes pour y répondre.

=> Mon expérience me dit qu’il vaut mieux rester entourés par ses amis et sa famille. En leur expliquant clairement la démarche d’aide médicale à la procréation, ils peuvent être des soutiens précieux même s’ils ne comprennent pas tout ce que vous vivez. S’isoler est une erreur que j’ai faite quand je souffrais de voir mes amies tomber enceintes les unes après les autres. Heureusement, je m’en suis rendu compte à temps et leur amitié m’a aidée à dépasser ma peine.

 

Après avoir franchi tous ces obstacles, mon mari et moi sommes de très heureux parents de jumeaux (c’est une éventualité à envisager quand on s’engage dans une PMA !). Nous n’oublierons pas ce parcours du combattant qui nous a mené jusqu’à eux mais le bonheur de les avoir avec nous compense largement les années de difficultés.

Par Céline M., Maman de Jules et Max


Poster votre commentaire

Tous les commentaires

    • Krol42 (le 13/04/11 à 12H07)La conclusion est très claire!! Il faut un bon mental pour gérer les étapes! Il ne faut pas non plus hésiter a solliciter le service car ils sont formés pour nous soutenir et nous guider vers d'autres équipes si nécessaire psychologue ou autre... Krol (maman de Ethan 33mois enceinte de 5 mois de Jumeaux tous par FIV)

    mot de passe oublié

    Un email avec votre mot de passe vient de vous être envoyé.

    Ok