Au même titre que la bûche et le sapin, le calendrier de l’Avent est une des traditions phares de Noël. D’ailleurs, les enfants en raffolent ! Et si cette année, au lieu de l’acheter, vous fabriquiez votre calendrier de l’Avent ?
Cette réalisation est également l’occasion de leur donner plein d’informations de façon ludique, par exemple que le chocolat vient du cacao et qu’il ne pousse pas en tablettes sur les arbres ! Au final, c’est très gratifiant pour un enfant d’avoir fabriqué son propre calendrier de l’Avent, en parallèle de celui que les parents lui ont acheté.
Comment procédez-vous concrètement ?
Le but est de récupérer tous les matériaux – c’est d’ailleurs une façon de parler du recyclage aux plus jeunes. Pour la structure, nous utilisons une affiche cartonnée. Suivant les demandes des enfants, le calendrier de l’Avent peut aussi bien prendre la forme d’un sapin, d’un gâteau ou d’une voiture. On peut même utiliser une photo – attention toutefois à ne pas dénaturer l’image en perçant les fenêtres aux mauvais endroits. Pour les boîtes, nous utilisons les pots de fromage (type Saint-Morêt) ou de petits suisses récupérés à la cantine. En les lavant bien, ils font des réceptacles très pratiques. Ensuite, il suffit de coller le pot sur l’envers de l’affiche, de faire un petit trou avec la mine d’un crayon (ou avec un cutteur pour les plus grands) et d’apposer un numéro (de 1 à 24) au niveau du trou. Veillez à ne pas mettre les numéros à la suite les uns des autres, ce serait trop facile ! Enfin, avec un morceau de ficelle ou de raphia, on l’accroche au mur façon tableau.
Que placez-vous à l’intérieur des boîtes ?
Nous mettons bien sûr des petits bonbons ou des chocolats. Mais pas seulement. Nous proposons aux enfants d’écrire des poèmes ou des petits mots, comme « tu dois faire trois bisous sur le front de papa. » Pour les plus petits – dès 3 ans, les enfants peuvent s’atteler à une telle réalisation – nous utilisons des tampons encreurs pour symboliser l’action. L’idée est également de rédiger des messages en forme de défi : « téléphoner à mamie », « envoyer une carte à tonton », « sonner chez le voisin pour lui dire bonjour. » C’est important que l’altruisme ait sa place au moment de l’Avent.
Etant donné qu’ils ont fabriqué leur calendrier de l’Avent, les enfants ne perdent-ils pas l’effet de surprise au moment de la découverte ?
Non, car nous travaillons en ateliers et tout le monde participe à chaque calendrier de l’Avent : les filles vont par exemple faire des dessins avec beaucoup de couleurs, des paillettes, etc. Les garçons, eux, vont faire des pliages ou des origamis. Ensuite, les réalisations de chacun sont dispatchées dans les différents calendriers de l’Avent. Il leur arrive de se retrouver avec quelque chose qu’ils ont eux-mêmes faits, mais ça peut être rigolo aussi !
Chaque année, vous avez à cœur de proposer des calendriers de l’Avent originaux qui revisitent l’exercice…
Oui, car les enfants se souviennent très bien des anciennes réalisations. Tous les ans, il faut innover. Une fois, avec les plus grands, nous avions récupéré les « œufs » (vides) des chocolats Kinder ; nous les avions garnis de micro-messages ou de bonbons, numérotés et placés dans un sac. L’idée était de piocher jusqu’à temps que le « bon » œuf sorte. On peut aussi partir sur un calendrier plus imposant en utilisant des boîtes de mouchoirs ou de chaussures – en plus, l’avantage est que le trou est déjà fait. Une année, nous avions ainsi créé un immeuble, c’était très réussi. Mais je m’y étais prise trois ans à l’avance pour récupérer suffisamment de boîtes pour tous les enfants ! Faire un calendrier de l’Avent n’est pas très compliqué, cela demande juste un peu de temps pour rassembler les matériaux.
Propos recueillis par Natacha Czerwinski.