Stéphanie Fugain, est une femme remarquable, qui met toute son énergie dans l’association Laurette qu’elle a créé après la mort de sa fille Laurette Fugain il y a huit ans. Elle a deux petits fils, (enfants de sa fille Marie, comédienne) Elliott, 7 ans et Sam 4 ans.
Racontez-nous votre plus joli Noël d’enfant ?
Durant toute mon enfance, chaque Noël a été pour moi le plus beau et le plus magique. Nous habitions dans un HLM, les pièces étaient petites, nous étions plutôt pauvres mais mes parents faisaient toujours de cette fête un moment exceptionnel pour leur tribu. Pendant la nuit du 24 décembre, ils ne dormaient pas. Ils montaient le sapin qui touchait le plafond. La nuit, ils installaient les cadeaux pour leurs 7 enfants sous le sapin à côté de nos chaussons, et le matin lorsque nous ouvrions les yeux, les bonnes odeurs de pin flottaient dans l’appartement, les lumières scintillaient, la chanson « Petit Papa Noël » passait sur le vieux tourne disque... Il s’était passé un miracle dans la nuit. Je restais ébahie à la vision de ce spectacle, je me demandais comment un tel miracle pouvait se produire en une nuit et me disait que le Père Noël était vraiment un magicien. Je repense toujours à ces moments avec beaucoup d’émotion. Ça reste des souvenirs inoubliables de mon enfance. Nous n’avions qu’un seul cadeau, que nous n’avions pas choisi, mais nous n’avons jamais été déçu.
Quel cadeau de Noël vous a le plus marqué ?
Un énorme nounours marron que j’ai gardé jusqu’à l’age adulte et que j’ai du perdre un jour lors d’un grand débarras que mon père avait organisé.
Je garde aujourd’hui cette même passion pour les nounours que je collectionne...
Pour vous Noël représente quoi ?
Enfant : le moment magique de l’année.
Pour moi c’était un gros bonhomme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge accompagné de ses lutins qui l'aidaient à préparer les cadeaux dans sa très grande hotte pour tous les enfants du monde. Ce gros bonhomme allait passer par la cheminée qui se trouvait sur le toit de l’immeuble, sans se salir pour venir déposer des jouets, puisque bien sûr nous étions très sages - ou en tout cas le plus sage possible.
Il suffisait que la neige tombe en décembre et là c’était exceptionnellement magique.
C’était le moment des retrouvailles familiales, oncles, tantes, cousins, cousines.
Un moment mêlé de l’odeur du sapin, de clémentines que nous découvrions une fois dans l’année et de la grosse dinde que nous ne mangions qu’à cette occasion.
Aujourd’hui : malheureusement un moment commercial sans magie qui commence début novembre et qui demande aux enfants de choisir le cadeau qu’il souhaiterait recevoir pour Noël !!!!!
Donc plus de surprise, surtout lorsque l’enfant peut à tout moment découvrir à la télé les infos qui montrent où acheter les jouets !
Etes-vous pour ou contre le Père Noël ?
Je suis pour, tant que nous sommes capables d’organiser un moment différent, magique et sans passer la commande de jouets auprès de nos enfants ou petits enfants. À condition également de ne pas se retrouver avec un magasin de jouets sous le sapin... Mais ce moment reste magique.
Qui se déguisera en Père Noël cette année ?
C’était toujours mon père qui jouait le rôle du père Noël : il n’est plus là aujourd’hui. Ma fille Laurette a été hospitalisée le jour de Noël pour être greffée, la famille a explosé. J'avoue n’avoir pas pu fêter Noël pendant 5 ans, et depuis, je m’efforce de l’organiser pour mes petits enfants, mais j’ai plutôt envie de fuir ces moments qui sont devenus des moments de souvenirs douloureux.
Suivez-vous la tradition de Noël ?
Lorsque je fête Noël, j’aime décorer la maison et dresser la table avec plein de petites bougies qui font briller les yeux. Et quant au repas, cela dépend des personnes qui sont avec moi. La bûche reste le dessert.
Où allez vous passer Noël ?
Cette année je ne sais pas, je serai seule avec mon fils Alexis, qui a 17 ans.
Quels cadeaux allez-vous offrir à vos petits enfants ?
Je demande à ma fille Marie de me dire ce qu’ils auront chez les autres grands parents et pièces rapportées ! Et j’essaie de trouver quelque chose qui pourra les surprendre sans qu’il y ait eu commande.
A Eliott, 7 ans :