A Noël, on découvre sa famille !

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A Noël, on découvre sa famille !

Par Elisabeth Horowitz , Psychologue spécialisée en histoire familiale et généalogie

Noël en famille

A Noël, toute la famille se retrouve. Mais pour le petit, difficile de bien comprendre comment situer la grand-mère ou l’oncle dans une lignée. Profitez de cette fête pour lui expliquer son histoire : lui en parler, c’est l’accompagner à la découverte des siens et construire son épanouissement en l’intégrant dans une lignée. Elizabeth Horowitz explique l’importance de l’arbre généalogique.

Quelques clés pour réaliser son arbre généalogique

Dès 3 ans, l’enfant a besoin de savoir la composition de sa famille, qui est qui et qui fait quoi au sein de sa famille. Plus on avance en âge et plus ce besoin devient élémentaire. Ainsi, tout adolescent devrait connaître en détail l'histoire de sa famille. Or tout le contraire se passe habituellement, la famille parle peu ou pas du tout. L'histoire familiale en elle-même est généralement un secret.

Tout d’abord, les parents doivent connaître la date de naissance de leurs propres parents, celle de leur mariage, de même que la date de naissance de leurs propres frères et sœurs.

Puis il est intéressant de le commenter aux enfants : "voilà ton grand-père (maternel ou paternel) qui est né il y a tant d'années, à tel endroit et qui s'est marié avec ta grand-mère"... "Voici ton oncle ou ta tante, né avant (ou après) moi..." C’est bien de pouvoir l’illustrer aussi de quelques photos. Quand on se lance, on peut y consacrer une demi-heure chaque mercredi par exemple. C’est suffisant pour raconter quelques anecdotes positives liées à chacun, leurs qualités et le métier de chaque personne de l'arbre. C’est ainsi petit à petit que l’enfant prend conscience de son histoire et comprend qu’il y a sa place.

 

Raconter et se souvenir ? Indispensable pour votre enfant

Le premier arbre généalogique doit remonter simplement aux grands-parents de l'enfant, c'est à dire aux parents de son père et sa mère. C'est amplement suffisant car il faut assimiler les informations progressivement. Quand l’enfant se met de lui-même à interroger l'arbre et demander : " Oui, mais avant ma grand-mère, qui y avait-il ? Alors les parents peuvent parler de leurs grands-parents, les arrière-grands-parents de l'enfant, et se dire que le travail accompli autour de l’arbre familial est bon. Bientôt, l’arbre sera encore plus détaillé. Et, plus il y a de détails, mieux c'est.

 

Bien sûr, des questions délicates ou douloureuses vont se poser, c’est ainsi dans toutes les familles et dans toutes les histoires. C’est une énorme erreur de les « oublier ». Tout et chacun a sa place dans un arbre généalogique. On peut y intégrer des familles recomposées, puisque même sans liens de sang, les liens de l'alliance les font participer à une même histoire familiale. Cela permet une plus grande compréhension de tout ce qui s'est passé. Cela permet aussi d'être plus heureux et de profiter de la vie. Ce sont les non-dits et les secrets familiaux qui entraînent inquiétudes et insatisfactions.

 

Auteur de : L’enfant et l‘arbre généalogique

 

Propos recueillis par Solène Pouillot.

Par Elisabeth Horowitz , Psychologue spécialisée en histoire familiale et généalogie


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