Comment savoir quelle est l’activité la mieux adaptée à son enfant ?
Ce n’est pas aux parents de décider. Il faut laisser l’enfant faire ses propres choix car la motivation est essentielle dans le sport. Bien sûr, le cercle familial a tendance à induire un choix plutôt qu’un autre : spontanément, les parents dirigent leurs enfants vers des activités qu’ils connaissent. Mais l’enfant risque de ne pas accrocher si l’envie ne vient pas de lui. L’activité physique doit être un plaisir, on doit y aller avec le sourire. C’est finalement le cercle des copains, ainsi que les images télévisées, les films et les jeux vidéo, qui poussent les plus jeunes vers certaines activités en particulier.
A quoi faut-il veiller quand son enfant pratique un sport ?
D’abord, à la fatigue : le meilleur moyen de récupérer après le sport, c’est de dormir. Et plus on fait de sport, plus on a besoin de dormir. Donc il faut faire attention à ce que l’enfant ne se couche pas trop tard. Ensuite, il faut être vigilant sur les changements de comportement : si l’enfant se désintéresse de la chose scolaire, s’il est grognon, s’il dort à table ou qu’il se jette sur la nourriture, c’est mauvais signe : ça veut dire qu’il en fait trop. Pareil s’il a le teint blafard ou des difficultés de croissance. Pour les filles, les problèmes de poids, surtout si elles pratiquent des sports comme la gym ou la danse, doivent également alerter les parents.
La douleur n’est pas bon signe non plus. Un enfant peut avoir quelques courbatures, s’il reprend l’entraînement après une longue pause ou lors d’une séance très intense. Mais ça ne doit pas durer car c’est le signe d’un surentraînement.
Certains sports sont-ils contre-indiqués pour les enfants ?
Avant la puberté, la musculation est déconseillée, parce que les muscles vont prendre du volume et empêcher la croissance des os. Mais sinon, tout est possible. Bien sûr, si l’enfant a une maladie chronique – asthme, diabète, épilepsie – tous les sports ne sont pas conseillés. Mais il y a toujours moyen d’en trouver un qui soit adapté. Dans tous les cas, l’avis d’un médecin est toujours bon à prendre.
Auteur de : La médecine du sport sur le terrain
Propos recueillis par Natacha Czerwinski.