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Réussir sa sortie cinéma avec ses enfants

Par Véronique Boursier, Directrice de l’association Enfances au cinéma

enfants cinéma

Ah, qu’il est doux de se laisser ensorceler par la magie du ciné ! Et ce ne sont pas les enfants qui diront le contraire – d’autant plus que depuis quelques années, les films destinés au jeune public se multiplient et rivalisent de qualité et d’ingéniosité. Véronique Boursier, directrice de l’association Enfances au cinéma, nous aide à mieux comprendre les préférences des enfants et à faire de leur rencontre avec le 7e art une réussite.


 

A partir de quand peut-on emmener son enfant au cinéma ?

Je pense qu’il n’y a pas d’âge limite. En ce qui nous concerne, nous travaillons avec des enfants qui sont en première année de maternelle, voire en crèche. Bien sûr, certaines conditions doivent être remplies pour qu’une séance soit agréable : il faut que l’enfant soit capable de rester assis une demi-heure, que la salle soit équipée de rehausseurs et que la projection soit adaptée au jeune public. Beaucoup d’enfants ont peur du noir ; pour éviter les angoisses, l’idée est de ne pas éteindre la lumière d’un seul coup mais d’y aller très progressivement, très doucement.

 

Quels films ont les faveurs des enfants ?

Les plus jeunes sont réceptifs à tout type de cinéma. Nous pouvons leur projeter aussi bien des films muets, en noir et blanc, des classiques (comme Les Quatre cents coups de Truffaut) que des productions plus récentes. A partir du collège, ils sont moins ouverts : ils veulent voir les films dont ils ont entendu parler, ceux que les copains ont vus, etc. C’est pourquoi il est important de leur proposer une large palette quand ils sont petits : cela fait partie de la sensibilisation au patrimoine culturel.

 

Certains thèmes sont-ils plus porteurs que d’autres ?

Ceux qui marchent le mieux sont ceux qui les touchent, qui font leur quotidien : le rapport à la famille et à l’école, le fait de grandir, les animaux. Les enfants adorent les héros qui ont le même âge qu’eux. Cela leur permet de s’identifier. Ils apprécient aussi les histoires qui relèvent de l’imaginaire. Les Japonais – et notamment le réalisateur Hayao Miyazaki – font cela très bien. Ses films partent du réel pour emmener le spectateur vers le rêve. Mon voisin Totoro en est une parfaite illustration : il met en scène deux petites filles, de deux âges différents, dont la maman est malade (une problématique qui touche beaucoup les enfants), et qui rencontrent deux créatures merveilleuses et fascinantes.

 

Vous évoquez la thématique de la maladie. N’est-ce pas un sujet auquel il vaut mieux éviter d’exposer les enfants ?

Au cinéma, on peut tout montrer. Tout dépend du traitement. C’est d’ailleurs ce qui distingue un bon film d’un mauvais. Prenez Bambi : après tout, c’est l’histoire d’un enfant qui perd sa mère. L’important, c’est que le film respecte les enfants, qu’il se mette à leur hauteur, leur parle de la vie, sans pour autant les infantiliser. Le cinéma est un énorme vecteur pour libérer la parole – et c’est encore plus vrai quand il évoque des sujets difficiles. Je me souviens que nous avions présenté à des élèves le film La petite vendeuse de soleil, qui traite de pauvreté, de handicap, de travail des enfants. Après la projection, ils se sont mis à en discuter et les enseignants ont appris des choses qu’ils ne soupçonnaient pas.

 

Les parents ont-ils un rôle à jouer dans la relation des enfants au 7e art ?

Absolument. Le cinéma est une expérience forte : il fait noir, l’image est grande, le son est puissant. Mais il est fait pour ça, pour nous faire réagir ! Je pense que laisser ses enfants seuls devant l’écran – on voit parfois des parents qui déposent leur fils ou leur fille dans une salle et s’installent à côté pour voir autre chose – est presque dangereux. Le cinéma doit être une expérience partagée. Avant la séance, les adultes peuvent situer le film (sans pour autant raconter l’histoire) en donnant deux ou trois clés : où se déroule l’intrigue, à quelle époque, est-ce une fiction ou un film d’animation, quel est le nom des personnages principaux, etc. Cela permet à l’enfant d’être détendu. Après le film, les plus jeunes ont souvent envie d’en parler et les parents peuvent les aider à décrypter ce qu’ils n’ont pas bien compris. Aller au cinéma ensemble est fondateur dans une famille. Et un fou rire devant l’écran, ça soude des souvenirs !

 

Propos recueillis par Natacha Czerwinski.

Par Véronique Boursier, Directrice de l’association Enfances au cinéma


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Tous les commentaires

    • papillon 13082004 (le 02/07/10 à 14H56)j'emmène ma fille de 5 ans au cinéma, régulièrement pendant les vacances scolaireS, mais je trouve que le son est beaucoup trop fort, ma fille s'en plaint aussi, quel dommage !
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