Que faire quand un enfant est mauvais joueur… ou plutôt mauvais perdant ! Que faire quand notre chère petite tête blonde se transforme en diablotin coléreux dès qu’il s’empare d’un dé ou d’une carte à jouer ? Armelle, maman d’Aymeric 4 ans et demi, a appris à contourner l’impatience…
Je me tourne aussi vers mes deux fillettes en criant plus fort que tout le monde… qu’il ne faut pas crier ! Du coup, il pleut des larmes, de mes trois enfants en même temps, quel concert !
Eclaircie
L’orage s’apaise enfin, chacun reprend ses esprits. Une fois les pions et les colères rangés, je parle avec Aymeric et me rends compte que sa colère vient de sa frustration. Du haut de ses 4 ans et demi, il n’est pas encore aussi habile que ses deux sœurs de 7 et 8 ans. Il perd donc souvent et se venge d’une différence d’âge qui, pour l’instant, le défavorise… Je lui propose alors de refaire une partie tout seul avec moi. « Je vais gagner alors ? » Voilà de nouveau ses démons de la victoire qui le reprennent ! Je ne l’assure de rien et nous reprenons notre jeu. Je lui explique les règles qu’il n’avait pas comprises et nous comptons un, deux, trois, quatre…
Petit à petit, les pions avancent, et Aymeric aussi. Cette fois encore, il n’aura pas gagné mais juste un peu compris que jouer, c’est aussi apprendre, et apprendre c’est aussi s’amuser…
Soleil
« Je suis content Maman » ! Un sourire radieux éclaire son visage… Nous finissons notre partie. Il est vraiment l’heure de songer au dîner !
Je repense à ce moment de haute tension… Bien sûr, il y en aura d’autres. L’apprentissage du jeu est aussi celui de la vie avec les autres et requiert beaucoup de patience et d’écoute… Je m’enfonce davantage dans ma réflexion, quand soudain je suis rappelée à l’ordre : « Comme dîner ? Pourquoi pas une pizza ?... ». Je m’incline. Exit les légumes, et vive la pizza !