La success story Gigamic : une aventure familiale au pays des jeux de société
Participez aux prochains forums
Proposez-nous vos sujets de discussion pour animer les forums !
Participez

La boutique

Livre 100 % récup, Bric à brac de bricos rigolosDe 7 ans à 12 ans
Coffret undersea friends kid K NexDe 3 ans à 7 ans
Baril 200 planchettes bois naturel JouécaboisDe 1 an et demi à 12 ans
Construction

La success story Gigamic : une aventure familiale au pays des jeux de société

Par Stéphane Gires, Cofondateur de Gigamic

jeu société Gigamic

C’est une histoire de famille, qui a commencé dans le Nord de la France. En 1991, 3 frères se sont lancés avec succès dans l’édition de jeux en créant Gigamic. Retour sur leur aventure.

Questions à Stéphane Gires, cofondateur de Gigamic.

Comment avez-vous créé Gigamic ?

Nous sommes trois frères d’une famille de six garçons du Nord de la France, différents mais complémentaires. En 1991, nous avions tous les trois une trentaine d’années et nous partagions une envie de création d’entreprise. On voulait maîtriser le produit, qu’il soit  grand public et qu’on puisse le vendre dans le monde entier, avec des moyens très limités… on s’est tournés naturellement vers l’édition, cela aurait pu être l’édition de musique ou de meubles, mais qui dit famille du Nord, et qui dit 6 garçons dit : le jeu !

Racontez-nous les débuts de Gigamic…

On a rencontré beaucoup de gens dans le milieu du jeu qu’on ne connaissait pas. A l’occasion d’un concours de jeux, la ludothèque de Boulogne-Billancourt nous a mis en contact avec un créateur suisse, auteur du jeu le « 4/4 » qui est devenu notre quarto.

Ça a été le début.

On s’est pointé sur notre premier salon il y a 17 ans avec 3 produits, 2 qu’on avait créés nous-mêmes et ce fameux quarto qui existe encore et qui continuera certainement à se vendre après nous. C’est ce jeu qui nous a lancés et c’est toujours le plus connu et le plus vendu.

 

On est arrivé sur le marché avec une boîte en 6 langues, ne sachant absolument pas comment on allait le diffuser et puis ça a été l’engouement immédiat ! On a très vite trouvé un distributeur en France et dans les pays européens les plus proches.

 

Quelles sont vos « règles du jeu » ?

On a écrit une sorte de charte, et on fait le point tous les ans pour déterminer où on va et comment on y va.

A nos débuts, nous étions seulement éditeurs, on a décidé de ne diffuser que des produits qui amènent vraiment du sens, c’est-à-dire des produits extrêmement durables. 18 ans après je peux vous dire c’est toujours vrai ! Apporter du sens, pour moi, c’est tout simplement créer du lien entre les gens, les générations, entre les cultures.

 

Présentez-nous vos jeux

Ce sont des jeux de réflexion, en bois, en 3 dimensions, avec un concept totalement novateur à chaque fois et une base commune : quel que soit le jeu, je peux vous l’expliquer en 30 secondes, une partie se joue en 10, 15 minutes, et enfin un berger berbère peut jouer avec une mamie américaine !

Il n’y a pas de notion culturelle ni de notion linguistique dans nos jeux. On est vraiment dans le jeu abstrait pur et dur et c’est ça qui nous  fait connaître très vite dans le tout petit monde du jeu de société.

Aujourd’hui notre gamme est traduite dans 31 langues, diffusée dans environ 45 pays. Il s’agit bien sûr d’une niche de marché, mais nous avons acquis une notoriété très forte dans ce petit monde professionnel !

 

Comment a évolué Gigamic ?

Suite à la revente de notre distributeur il y a 6 ans, on a récupéré notre distribution en France. Nous sommes toujours éditeur et mais également diffuseur, toujours fidèles au principe du jeu de société exclusif, qui apporte un peu de sens à la  table des joueurs, avec pour ambition de diffuser des jeux qui aillent du tout petit enfant à l’adulte, de 2 à 90 ans !

Gigamic s’est également ouvert à une nouvelle famille de produits, avec par exemple « Marrakech », un jeu beaucoup plus familial, élu jeu de l’année 2008 à Cannes, ou « Privacy » un jeu pour adultes.

 

D’où viennent vos jeux ?

On reçoit environ 400 projets de créateurs de toute l’Europe par an, et il en sort 1, 2 , 3 ou 4 maximum !

Cela se fait sur un coup de cœur. La ligne éditoriale ne peut pas être vraiment « anticipée ». Nous avons  édité une quarantaine de jeux depuis nos débuts, et pour la majorité c’est nous qui sommes allés les chercher, sur des salons où grâce à des  rencontres avec des créateurs, comme Thierry Chapeau, le créateur de Quixo, « repéré » grâce à la section création de jeux à l’Université de Strasbourg.

 

Enfin, « Gigamic », d’où vient ce nom ?

C’est génial comme nom ! Il y a plein de choses dedans :  comme « giga », c’est aussi « ami », ça pourrait être « gigantic » en anglais, « gi » ce sont les premières lettres de notre nom de famille, et il y a « game » aussi !

 

Propos recueillis par Colombine Denis.

Par Stéphane Gires, Cofondateur de Gigamic


Poster votre commentaire
mot de passe oublié

Un email avec votre mot de passe vient de vous être envoyé.

Ok