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L'autorité sans fessées

Par Edwige Antier, Pédiatre, auteur de "Elever mon enfant aujourd'hui"

loi fessee

Edwige Antier, pédiatre et députée de Paris, a récemment proposé une loi visant à abolir les châtiments corporels. Dans son nouveau livre L’autorité sans fessées, elle propose aux parents des solutions concrètes pour élever leur enfant sans recourir à la fessée ni aux violences verbales.

Découvrez en avant-première les bonnes pages du nouveau livre d’Edwige Antier.


 

Des repas infernaux

Les repas sont prétextes à de nombreux châtiments corporels et vexations : la tenue à table permet d'exercer l'autoritarisme sans véritable autorité, d'autant plus qu'est revenue la pression des préceptes diététiques. Lorsque j'étais enfant, c'était : « Mange ta soupe ou tu n'auras pas de dessert ! » Puis les pédiatres ont montré que l'essentiel était de proposer des menus équilibrés et de faire confiance à l'appétit de l'enfant, sans jamais le forcer. Mais les campagnes

cinq fruits-cinq légumes sont venues récemment qui, appliquées trop tôt à des petits dont le goût est très sélectif, provoquent à nouveau des drames à table.

 

La diversification alimentaire, ce n'est pas :

une fessée et au lit !

 

Ce que vous faites :

Nicolas n'aime que le jambon avec les pâtes ou le steak haché avec des frites. Je démontre à sa mère que, à 5 ans, quand il a pris un petit déjeuner avec du lait vitaminé, un goûter de laitage et compote, et complété le même repas du soir par un deuxième lait vitaminé, il est bien nourri, comme l'attestent ses courbes de croissance. Mais elle n'est pas convaincue, et voudrait que son fils « mange de tout » comme le petit cousin qui avale sous le regard fier de sa mère poisson et gigot d'agneau avec des courgettes. Et le cousin pour le même âge est plus fort et plus grand ! La comparaison des deux enfants inquiète la maman. Ce sont surtout les « caprices » de Nicolas refusant obstinément la cuisine familiale qui contrarient le père. Quand l'enfant sanglote devant sa tranche de cabillaud, c'est parfois : « Une fessée, et au lit ! »

- Mon mari essaie ainsi de faire cesser ses caprices mais comme il ne supporte pas de le voir s'endormir le ventre vide, il va ensuite lui préparer un biberon de lait...

 

Le vécu de l'enfant :

Si Nicolas est mince, ce n'est pas parce qu'il sélectionne ses aliments en fonction de ses goûts. La valeur nutritive d'un steak haché est la même que celle d'une tranche de gigot, et les frites sont plus caloriques que les courgettes... Il trouve ses vitamines et ses éléments minéraux dans son jus de fruit et son lait « de croissance ». Si Nicolas est plus mince que son cousin, c'est parce que c'est sa constitution (le tracé de la courbe depuis la naissance est éloquent : il est venu au monde à 2 800 grammes). Menu et pas très grand, il n'a pas les mêmes besoins que son cousin. Dès lors, il n'est pas affamé et donc plus sélectif dans le choix de ses aliments. Si les parents continuent de faire un drame à chaque repas, jusqu'à lever la main, le blocage alimentaire risque de devenir total, et l'on entrera vraiment dans l'anorexie.

 

Ce qu'il faut faire :

Une fois les parents rassurés par le prolongement des courbes qui montrent que Nicolas sera mince mais de bonne taille, donc très beau et élégant, une fois que les parents ont compris que le forcer à manger ne peut que le bloquer, ils doivent se dire que leur devoir est de :

- faire le marché : l'enfant ne peut pas ;

- préparer les aliments : l'enfant ne peut pas ;

- disposer le repas : tant que l'enfant ne peut pas.

Mais leur devoir n'est pas, à 5 ans, de faire manger leur enfant. Ni de proposer plusieurs menus successifs au gré de ses demandes. Si l'enfant n'a pas voulu manger, il peut aller jouer, il aura un biberon de lait en se couchant. Mon expérience m'a montré qu'avec cette stratégie sans drame, tous les enfants venaient progressivement partager le repas. Au plus tard à 7 ans, l'« âge de raison ». Sans blocage...

 

Respectez le principe fondamental, à savoir comprendre votre enfant :

- aucun enfant ne peut rester à table avant 3 ans ;

- entre 3 et 7 ans, le repas ne doit jamais dépasser vingt minutes ;

- le plat doit être prêt à être servi dès que l'enfant est assis ;

- pour lui inculquer les bons principes : pas les coudes sur la table, on ne parle pas la bouche pleine... montrez l'exemple !

 

Et le principe « faites diversion » :

- si vous avez deux enfants chamailleurs, ne les laissez pas à côté ni en face l'un de l'autre, mais en diagonale ;

- ouvrez des sujets de conversation qui les intéressent ;

- sachez écouter votre enfant s'il intervient de façon pertinente ;

- maintenez le plus possible les repas en commun, même si la vie actuelle ne le permet pas aussi souvent qu'aux générations précédentes.

Article extrait de L'autorité sans fessées, Robert Laffont, 2010, p. 95-98.

 www.laffont.fr

Découvrez d'autres extraits du livre L'autorité sans fessées :

 2 à 3 ans : colères et caprices

 Comment dire « non » sans une petite tape ?

 

Par Edwige Antier, Pédiatre, auteur de "Elever mon enfant aujourd'hui"


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Tous les commentaires

  • doubleSan (le 17/03/13 à 17H45) Bien vu Madame Antier! Je pense que c'est très innovant de vouloir faire voter un loi pour mieux vendre son bouquin !
  • Louloubelette (le 17/03/13 à 11H20)Un petit juste pour dire que les problèmes d'alimentation peuvent parfois venir, à notre insu, d'avoir voulu trop bien faire. Maman d'une petite puce de dix mois je me rend compte aujourd'hui que nous sommes passés à deux doigts de la rendre anorexique simplement parcequ'à la maternité on me répétait en boucle (les sages femmes) que mon bébé ne devait en aucun cas rester plus de quatre ou cinq heures sans manger. Seulement ma pucinette faisait des siestes de parfois 6h dés sa naissance et on m'incitait à la réveiller pour la nourrir au sein. résultat j'avais toujours peur qu'elle ne mange pas assez et les repas devenait des sources de stress, pour moi d'abord, puis pour elle. Elle passait alors par des période ou elle refusait de manger plusieurs tétées de suite. Vers trois mois j'ai fini par me dire qu'après tout elle savait bien si elle avait faim et que même si parfois elle avait un petit appétit, ce n'était pas si grave puisqu'elle grandissait à merveille. Jusqu'à ce qu'on arrête l'allaitement à 6 mois tout s'est très bien passé. Puis les problèmes sont revenus au passage au biberon: là encore des conseils sur les quantités, sur le nombre de repas...et là encore ma fille ne rentrait pas dans le cadre. Il faut bien comprendre que nous ne l'avons jamais forcée, mais je pense que le fait de reproposer sans cesse à manger, le fait qu'elle nous voit énervés, voir en larmes de mon coté devait être destabilisant pour elle: elle s'est mise à recracher systématiquement ce qu'on lui donnait. Le pédiatre me disait à chaque visite: il ne faut pas forcer un enfant à manger ce à quoi je répondait que nous ne le faisions jamais...et je repartait perdue avec une liste de quantités à lui donner aux repas. Le discours est "ne la forcez pas, mais il FAUT qu'elle mange tant de viande, tant de légumes". Son poids stagne depuis 4 mois et sa courbe de croissance est basse. J'ai fini par comprendre après une nuit de larmes ( les miennes) car elle avait refusé toute nourriture depuis plus de 24h....que je n'y pouvais rien, que plutôt que de dire aux parents qu'ils ne doivent pas forcer leur enfant on devait leur dire qu'ils ne sont pas RESPONSABLES du fait que leur enfant mange ou non. Nous devons leur proposer à manger mais pas nous sentir coupables: si l'enfant n'a pas faim, c'est comme ça, ça arrive, c'est tout. Il mangera la prochaine fois il n'y a rien de grave. Et si ça arrive plusieurs fois de suite c'est pareil, ça n'est pas forcément notre faute: il a peut-être mal aux dents, au ventre ou simplement pas faim: on l'emmène voir le médecin et s'il n'y a rien, et bien il n'y a rien. Aujourd'hui, je suis zen...et ma fille mange. Bien sûr elle a un petit appétit, bien sûr, il lui arrive de refuser un biberon ou une compote. Mais elle mange, sans recracher (elle a arrêté le lendemain du jour ou je lui ai dit" crache si tu veux, je m'en fiche, tu manges si tu as envie". Elle ne l'a jamais refait... Pédiatres vous n'imaginez pas à quel point le choix des mots peut avoir un impact sur les mères. Lily Morgane étant mon premier enfant j'avais besoin d'entendre que si j'étais responsable de fournir à mon enfant de quoi manger je ne l'étais en aucun cas de ce qu'il décidait d'avaler ou non...
  • Hery (le 16/03/12 à 09H06)je suis d'accord avec les parents qui ont des soucis permanents face aux caprices d'un garçon de 5 ans comme le mien. Ma question : comme le retenir plus de 2 minutes pour faire ses exercices d'écriture ou de graphisme car il refuse de continuer après la première ligne, dès qu'on lui fait savoir que c'est un devoir, il dit qu'il dira à la maîtresse qu'il n'a pas terminé. Cela me fait peur car il arrive toujours à argumenter ses gestes et faits.
  • mcfi35 (le 30/11/11 à 18H04)Pour ma part, je pense qu'il y a un âge pour la fessée et un âge pour la discussion. Tout petit, quelques fessées permettent de passer un message qu'une grande discussion ne ferait pas passer. En ce qui concerne la nourriture, posons-nous des vrais questions!!! Il est plus facile de faire des pâtes avec du jambon que des légumes et du poisson, et c'est aussi moins cher. Donc nous habituons mal les enfants dès le départ. Deuxiéme point, les légumes achetés en hyper n'ont plus aucun goût, prenez les carottes par exemple; une salade de carotte c'est trés bon mais avec des carottes d'hyper cela ne donne pas envie. Là aussi pour les légumes, j'achéte maintenant du Bio, c'est plus cher mais cela a du goût. Le gros probléme est que nous n'avons plus de temps pour cuisiner et que les bons produits coûtent cher (poissons, légumes, viandes). Nourrir correctement son enfant est devenu presque un privilège.
  • Aristochat (le 30/11/11 à 13H41)Il y a de très bons conseils dans, ce que dit Edwige Entier. Divorcée, c'est ma maman qui préparait les repas. Chou rouge pour l'un,choux de Bruxelles pour l'autre. Plus tard les deux garçons ont mangé de tout. Mes 4 enfants, à 2 ans, 3 ans, 5 et 6 ans, étaient capables de rester manger jusqu'à la fin du repas au restaurant. C'est une habitude à prendre de ne pas se lever avant le dessert (gâteau, yaourt ou fruit).
  • Doggy one (le 30/11/11 à 11H06)Merci à Edwige Antier de participer à convaincre les parents qu'éduquer est possible sans violence physique ou verbale, tout en les aidant à trouver d'autres voies pour asseoir leur autorité et fixer les limites nécessaires à l'enfant.
  • chouquette 44 (le 30/11/11 à 09H29)je serai d'accord de ne pas donner une fessée a un enfant ,mais les enfants sont aussi malin que les adultes.je suis assmat et je vois bien les enfants ,certain font fatigués pour manger leur plat de resistant, mais arrivés au dessert vous pourriez leurs en proposer deux ,il ont de l'appetit,il mange .j'ai un enfant ,que les parent nourrisse il m'apporte le repas, il mange bien si cela lui plait si se n'est pas le cas il mange mais un peu avant la fin de sont assiette il n'en veut plus,parce qu'il sait qu'il a 2a3 dessert et surtout du chocolat et il est plus fatigué apres pour la sieste il veut pas dormir et cet un enfant qui dort 2h30 a 3h00 l'apres midi.j'ai petite de 2 ans ,desidée de manger ,elle commence a manger se remplis l'estomas d'eau et apres elle fait la petite fille fatiguée, elle attend qu'une chose c'est fait moi manger,mes pour le dessert elle se debrouille toute seule, elle a pas envie de domir.les enfants font marcher les parents et les personnes qui s'en occupe .avoir si l'enfant mangait tres bien et du jour au lendemain l'enfant refuse categoriquement de ne plus manger j'ai eut le cas les parent ne me disait jusqu'au jour ,je leur est poser la question car il fesait une comedie pas possible ,les parent me disait de le mettre au lit s'il ne voulait pas manger,ce qui fait j'ai eut l'enfer pour les siestes.cela a durer une quinzaine les parents le punissaient comme ça, pour moi cela n'etait pas la solution,j'ai appris par les parents a la suite d'une autre discution ,que les parents etaient a faire les cartons pour leurs demenagement et je n'etait pas au courant" le probleme etait la".ce que je voulait principalement dire c'est que l'enfant ne mange pas ou tres peu pendant les repas c'est peu etre ça nature, surtout si vous voulez qu'il mange au heures de repas ne lui donner rien a manger entre les repas. les parents sont se metteent en faute, car a midi il a pas beaucoup manger ,au gouter il reclame un autre yaourth au chocolat et on lui donne,puis a l'apperot ont le laisse se servir de gateau et le diner l'enfant ne mange pas et la comedie continue ,si l'apperot heure de repas decaler du soir.faite manger vos enfants avant qu'il mange les gateaux ,il en mangera moins et cela sera meilleur pour ça santée.
  • bndikt (le 25/06/10 à 21H59)Je remercie Edwige Antier de nous faire part de sa riche expérience, ses écritures sont mes livres de chevet! Mieux que des conseils d'une mère, elle déculpabilise et n'apporte aucun jugement. Grace à Mme Antier, ma fille mange bien et de tout et quand elle ne mange pas je n'en fait pas une affaire d'état, je n'y attache aucune importance et le lendemain s'est repartie... Difficile de changer les états d'esprits et facile de ne jamais se remettre en question!
  • zazacom (le 25/06/10 à 15H16)Dans les livres tout parait si simple, moi aussi avant j'avais un fanstasme de la mère parfaite et conciliante,que je n'atteindrai malheureusement jamais, les enfants peuvent parfois être capricieux, et nous devons imposer des limites,si je n'incite pas ma fille à manger de tout c'est sur elle ne choisira que des pates jambons chocolat sucreries et j'ai eu beau diversifier son alimentation, même à 7 ans encore c'est parfois compliqué de manger le matin, elle traine aussi au repas du soir... L'humour la bienveillance peut avoir parfois ces limites, et parfois tout cela se cristallise, je pense qu'il y a des enfants d'un tempérament plus fort qui nécessite stratégie et parfois autorité voir élever la voix, pour se faire obéir, ce qui n'est jamais agréable pour personne.
  • scrapinouille35 (le 25/06/10 à 14H04)On fait chacun ce que l'on peut avec les enfants que nous mettons au monde. Pour ma part j'ai une petite fille qui aujourd'hui à 9 ans et qui se nourrit très bien depuis l'âge de 6 ans. Avant ça a été un calvaire, mais je ne l'ai jamais forcée. Tant que ça courbe se maintenait qu'elle riait et jouait... J'ai depuis un petit garçon de 8 mois, qui a refusé catégoriquement tout autre moyen d'alimentation que le sein jusqu'à 6 mois, avec beaucoup de pleurs parceque très peu de lait (mais que faire si obstiné à refuser le bib?). Maintenant que nous sommes passé aux purées, compotes et bibs de lait, sa courbe reste la même (lente mais régulière), il mange normalement sans jamais grand appétit. Je ne force personne à finir son assiette..la raison??? Enfant ma mère me forçait à finir mon assiette coûte que coûte, restée devant mon assiette froide jusqu'à 23h, resservie au petit déj sinon. Maintenant adulte, j'ai fait de grosse crises d'anorexie, l'alimentation est un perpétuel trouble chez moi. C'est par là que je manifeste mon mal être dans un sens ou dans un autre... Toute somatisation chez moi commence par le dégoût ou le refus des aliments. Mon organisme sait se priver d'alimentation durant 15 jrs consécutifs... Un vrai pb que je ne veux pas que mes enfants connaissent. Apprendre les régles de bonne conduites, de politesse, de respect, oui, mais appropriées à chaque âge. Je n'ai toujours pas compris pourquoi finir son assiette était du domaine du correct??? Nous avons chacun un organisme qui fonctionne selon notre propre nature...pourquoi ne pas commencer par respecter cela. Nos enfants ne sont pas notre propriété.
  • stef_maxabi (le 25/06/10 à 10H07)Je continue : "Des enfants rois qui n'acceptent aucune frustration". Cela est vrai pour les enfants qui contrairement à ce qu'on croit NE SONT PAS ECOUTES !! Ils vivent au contraire dans une frustration permanente, leurs besoins, leurs angoisses, leurs souffrances, aussi minimes soient-elles ne sont pas écoutés et du coup, ils sur-réagissent en conséquence. Un enfant qui est écouté (dans le bon sens du terme) apprendra à gérer ses frustrations. Ecouter l'enfant, ce n'est pas le laisser tout faire. C'est répondre à ses besoins, accepter des choses qui sont insignifiantes pour nous mais capitales pour lui. Reconnaître l'émotion pour qu'il apprenne à la gérer. Et éviter les frustrations inutiles, la vie foisonne déjà de frustrations obligatoires. Exemples : 1) Je refuse qu'il boive dans le verre bleu parce que j'ai mis le verre rouge sur la table : frustration inutile pour l'enfant / qu'est-ce que ça peut faire, à nous adulte ? c'est l'histoire de quelques secondes de changer de verre ! (Personnellement, je déteste que mon homme boive de la grenadine dans mon propre verre, parce que je déteste la grenadine et le goût reste alors je râle s'il ne respecte pas ça. Et je préfère boire dans un grand verre que dans un petit. Alors je peux accepter que mon enfant boive dans un verre de telle ou telle couleur) 2) Il veut regarder la télé mais c'est l'heure d'aller à l'école et ensuite je vais au boulot. Je refuse. Il pleure. Frustration obligatoire, pas le choix. Je le console, je lui explique, je lui promet qu'il pourra regarder plus tard, je compatis avec sa peine, je lui dis que je comprends sa frustration, que moi aussi, j'aurais aimé lire un livre ou dormir plus longtemps mais que je n'ai pas pu et grooooos câlin. Apprendre à gérer la frustration. Prévoir dans ce cas du temps parce que cela peut prendre du temps, et accepter l'émotion de l'enfant pour qui les horaires ne veulent RIEN dire, il n'a pas la même conception du temps et des obligations. Un truc d'adulte.
  • stef_maxabi (le 25/06/10 à 09H58)Madokh: La mère est le meilleur expert de l'enfant. Les pédiatres ne vivent pas avec les enfants, ils font des études, rencontrent des cas mais c'est en vivant quotidiennement avec une personne, en sachant décrypter les pettis signes qu'on peut dire qu'on connaît son enfant. Un pédiatre n'est pas "éducateur", c'est un médecin, pas de l'âme, un médecin qui a appris à soigner les maladies de l'enfance, le reflux, les maladies infantiles, etc. Eduquer son enfant, lui apprendre les règles de la société, cela n'est pas le rôle du pédiatre... Non, les parents ne peuvent pas être des pédiatres et les pédiatres ne sont parents que de leurs enfants. Par ailleurs, la règle :"ne fais pas à autrui ce qu'on ne veut pas qu'on te fasse" s'applique également envers les enfants. Et on l'oublie un peu trop souvent !
  • Madokh (le 25/06/10 à 02H03)J'adore voir et entendre ces opinions savantes qui s'érigent en panacée. Comme si tous les parents pouvaient être des pédiatres. Par ailleurs on vit déjà dans le monde des enfants rois qui n'acceptent aucune frustration. S'il faut encore casser l'autorité des parents par ailleurs inexistante, il n'est pas étonnant que les pervers narcissiques foisonnent. L'éducation n'a jamais été une mince affaire. Dans ce domaine comme dans d'autres, le dogmatisme tue.
  • Emmaa (le 24/06/10 à 10H24)Je réagis aux propos de nanousse: c'est affligeant de voir des enfants se nourrir de junkfood ( glaces à gogo, chips à toute heure, etc) mais effectivement les parents sont entièrement responsables de cette situation. Si cet enfant de 8 ans n'a jamais faim quand il passe à table, et bien soit. On lui propose des mini-portions tout de même ( car rien de plus décourageant quand on n'a pas d'appêtit que de voir une assiette pleine!) puis un produit laitier - yaourt ou fromage- et fruit. Et non pas de la nourriture-doudou - 2-3 glaces !!!! On explique qu'il y a des aliments pour se faire plaisir et grandir ( tout sauf junk food) et des aliments plaisirs ( glaces, gateaux, frites, etc ) Il faut analyser les raisons du manque d'appêtit de l'enfant: manque d'activité physique, grigontage dans la journée, goûter trop copieux et pris tard, etc) Certains enfants ont juste des appetits d'oiseaux, il faut l'accepter. Une carotte et une tranche de jambon puis un yaourt, pourquoi pas ? Pourquoi empêcher l'enfant d'avoir un dessert s'il ne finit oas son repas? Nous aussi nous manquons parfois d'appetit! N'en faisons pas un conflit! J'espère quant à moi que les propos de Mme Antier arriveront aux oreilles des familles qui se découragent ou s'enlisent dans des conflits inutiles! Quant à moi, mon garçon de 2 ans mangent généralement bien et de tout, parceque je suis cool à ce sujet, les jours où il a pas faim au bout de 2 bouchées j'insiste pas, je propose de passer au yaourt et il sort de table ensuite. Et comme par hasard quand j'appelle mes beaux-parents ils m'apprennent qu'ils l'ont fait un goûter de roi à 17h avec des brioches, des gâteaux à gogo, du chocolat etc... Alors forcément mes petites courgettes vapeur le soir, bof Lol! Pour ma part donc ce sont les grand-parents que j'ai plus de mal à éduquer!!! Mon neveu de 2 ans 1/2, dont les parents font une fixette sur les repas, mange comme un moineau et se fait houspiller tout le long ... devinez quoi? Il fait un blocage maintenant tellement le moment du repas est stressant pour lui. Donc non Nanousse je ne suis pas d'accord avec toi, ce n'est pas une question de " trop donner le choix" que les enfants sont de enfants rois. Il faut juste donner les " bons" choix. C'est à dire, quand l'enfant ne veut pas/plus manger son repas, le bon choix à lui donner c'est " Bien, tu n'as plus beaucoup faim, veux tu un yaourt ou une compote avant de sortir de table"? Et non pas proposer gateaux, sucreries, bonbons, glaces, etc. Le pire c'est le cas des chantages " si tu finis pas ton repas tu n'auras pas de glace" et qui finissent quand même par céder!
  • BELLSILUET (le 24/06/10 à 09H50)On perle de l'enfant qui ne mange pas, on oublie aussi celui qui voudrait toujours plus. A la maison, j'ai les 2 cas. L'aîné a toujours pensé que le repas était une perte de temps. A 16 ans, rien n' a changé, il mange à sa faim mais moins que son petit frère. C'est d'ailleurs source de chamailleries entre eux! Le dernier mange parfois beaucoup trop mais il se dépense pas mal. Je pense qu'un repas doit et est avant tout le seul moment où la famille se retrouve et échange. C'est pourquoi, nous ne regardons pas trop si un tel ou un tel a mangé plus de légumes ou de fruits que l'autre ou s'il n'a pas pris de viande. Chacun parle de sa journée. Bien sûr, le petit étant un affamé nous le limitons et il arrive que ses réactions tournent à la colère. Pas de cris pas de fessée, mais une explication claire sur les règles de l'alimentation. Si cela ne lui convient pas il a le droit de sortir de table. L'aîné n'a pas faim, il vient à table et fini par prendre une petite quantité de ceci ou cela. Eux seuls connaissent leur appétit leur envie du moment. Tant que leur santé n'est pas en jeu! Je ne vois pas pourquoi cela doit conduire à une fessée, juste pour imposer une autorité. Mon fils aîné n'aime pas manger. Lorsqu'il était plus petit à la cantine on les forçait à goûter de tout. Sauf que quand on n'aime pas on n'aimera pas plus la fois suivante... Mon fils, face à cette superbe méthode, a refusé la cantine, il a vomit à plusieurs reprise...Mais l'éducatrice n 'a pas voulu comprendre qu'il avait un très petit appétit. Il était punit pour ses refus. Il nous a fallu prendre rendez vous avec les responsables. C'est malheureux de ne pas respecter la nature d'un enfant. Pourquoi ne pas faire confiance aux enfants ! Les écouter plus souvent éviterait surement des conflits.
  • stef_maxabi (le 24/06/10 à 09H08)Un enfant mange rarement "trop", il explore son corps et l'appétit fait partie des fonctions du corps. Un enfant ne mangera pas à s'en rendre malade. Et s'il est gourmand, à vous, parents, de mettre sur la table juste ce qu'il faut. Mais là aussi, ça dépend de quel aliment il s'agit : fruits et légumes à volonté, viande limitée, féculents s'il est en pic de croissance, pas de souci, et évidemment, frites, ketchup, sauces etc. à introduire le plus tard possible et à limiter. Les quantités, vous les gérez de différentes manières : c'est vous qui préparez le repas, donc, vous choisissez cette quantité, quand y'en a plus, y'en a plus. Je trouve "trop facile" comme raisonnement d'attendre d'un enfant à se gérer alors qu'il n'en est pas encore capable (pas avant 7 ans, c'est clair !).
  • stef_maxabi (le 24/06/10 à 09H03)ça dépend de quel dessert il s'agit ! Quand tu vois que ton enfant n'a pas voulu manger de légumes, tu proposes un fruit en dessert ! Ou tu te rattrapes au goûter : nous proposons du poivron rouge cru ou des rondelles de concombre et ils adorent ça ! (Faut commencer tôt !) C'est à nous de disposer : nous choisissons l'offre, ils disposent. Si tu achètes des desserts sucrés et des gâteaux, etc. ben oui, ils le savent mais c'est toi qui fais les courses, pas eux ! Ce sont là que les choix des parents se font, pas sur la table !
  • nanousse (le 24/06/10 à 08H06) je n'ai jamais obliger un enfnat à manger mais donner un dessert à un enfnat qui systématiquement refuse de gouter au plat s'est l'inscrire dans de mauvaises habitude, l'enfnat comprend très vite qu'il n'a aucun autre effort à faire que d'attendre pour obtenir son dessert. avec ce type de comportement je connais des enfnats qui ne se nourissent que de dessert? j'en connais une des huit ans qui n'a jamais faim a table et qui à la fin du repas ( pain ketchup mayonnais) mange deux ou trois glaces. Avec cette politique de laisser faire aux enfants ce qu'ils veulent on a crée des pathologies alimentaires qui n'existaient pas il y a 20 ans.je n'ai jamais vu autant d'enfnats qui se nourissent mal, qui ne goute jamais un légume ou un fruit, qui ne sanvent même plus macher tellement on les nourrit de yaourt nuggets et autres gateau mou et brioche. alors il faudrait que madame antier redescendre de son nuage et quitte le monde des bisounours . Je travaille au quotidien avec des enfnats et quand on leur donne trop souvent le choix on en fait des enfants roi.
  • Vanessa67 (le 20/05/10 à 23H45)et que faire si notre enfant mange trop ?!
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