“ Pet Shop ”, “ Polly pocket ” : la première fois que ma fille Zoé a prononcé ces mots, j’ai cru qu’elle était devenue bilingue ! Mon admiration a été de très courte durée et j’ai plutôt réalisé avec consternation qu’elle était devenue, elle aussi, une jeune victime de la publicité, du marketing. Quelle position allais-je alors adopter face à ces licences ?
Des héros qui fascinent les enfants au point de les vouloir partout !
Si je n’écoutais que mes enfants, en revanche, notre maison ressemblerait à Disneyland ! La moindre culotte, assiette, brosse à dent… serait à l’effigie d’Hello Ketty ou des Pokémon. Il faut dire que ces produits dérivés envahissent les rayons des magasins et qu’il est difficile de passer à côté. A l’école, ces personnages sont des légendes et les enfants en parlent beaucoup même s’ils n’ont jamais vu un épisode à la télévision. L’envie d’avoir comme les petits amis est naturelle et, au fond, bien légitime à leurs âges.
Accepter ou bannir les licences ?
Que faire alors ? Rester sur mes positions malgré la pression ou faire plaisir à Zoé et Barnabé ? La solution, comme souvent selon moi, tient dans la nuance et le juste milieu. Si je refuse catégoriquement, par exemple, d’habiller Zoé en Dora de la tête aux pieds tous les jours pour l’école, je veux bien lui acheter quelques culottes ou un pyjama Hello Kitty qui lui font tant plaisir. D’accord pour un déguisement de Spider-Man pour Barnabé à Noël mais il aura aussi un beau train en bois que j’aurai choisi avec soin, des livres etc… Je n’oublie pas qu’un cadeau doit avant tout fait faire plaisir à celui qui le reçoit et non à celui qui l’offre ! Zoé rêve de tampons et d’un carnet de dessins avec des princesses Disney ? D’accord. Mais une autre fois, je lui proposerai autre chose comme ces jolis coffrets à dessins au graphisme si fin. Pas d’extrémisme donc dans un sens ou dans l’autre.
Ainsi, je n’ai pas l’impression d’être une victime docile et consentante du marketing et de ses arcanes. J’essaye d’éduquer mes enfants et de leur apprendre à résister à la toute puissance des marques et de leur faire prendre conscience du pouvoir qu’elles peuvent exercer sur nous… sans pour autant les diaboliser !