Dans notre cas, plus précisément, c'est "Non et non et non " que fait ma fille de deux ans et demi, comme pour bien marquer son opposition. C'est connu, un seul non n'étant pas suffisant, on rajoute une conjonction de coordination pour bien marquer le refus suivi par un non encore plus franc et massif. Voici en quelques lignes mon quotidien depuis quelques semaines...
Ceci a duré un temps. Je me suis même posée sérieusement la question « Est-ce qu'on va s'en sortir ? » Et la réponse est oui… mais juste le temps de souffler pour récupérer avant la version un brin plus musclée, celle qui arrive généralement autour des 2 ans, aussi appelé le "terrible two".
Des « non » pour tout et pour rien
C’est du non à toutes les sauces, des « non » en veux-tu en voilà, des « non » pour tout et pour rien, accompagné de petites crises, de grosses crises… mais parfois sans crise.
Scène #1 : C’est l’heure du dîner. Au menu, soupe et riz aux petits légumes. Je laisse le choix à ma fille de commencer par l’un ou l’autre, elle me répond « Non maman ! Pas de soupe, pas de riz ! ».
Scène #2 : C’est l’heure d’aller chez la nounou. Il pleut dehors. Pas question de mettre des baskets mais elle peut choisir la paire de bottes à mettre. « Non maman, pas les bottes ! Ni les roses, ni les rouges » dit-elle. « Alors là ma fille, tu n’as pas le choix : il pleut dehors et tu dois mettre des bottes ». Elle me regarde avec un air déterminé et me lance son fameux : « Et non et non ! »…
Bref, des scènes comme ça, il y en a tous les jours et, à deux ans et demi, ses « non » font partie de notre quotidien. On essaye, avec plus ou moins de succès, de gérer chaque non, chaque situation en se répétant inlassablement que si ma fille nous en fait voir (parfois) de toutes les couleurs, c’est tout simplement la preuve que tout va bien.
Car c’est aussi dans l’opposition que nos petits forgent leurs personnalités. Il suffit de savoir rester ferme sur l’important et de les laisser mener leur barque sur les petits détails. Elle ne veut manger ni la soupe ni le riz ? Ben tant pis, du moment qu’elle ne mange rien d’autre à côté. Elle ne veut pas mettre ses bottes ? Ben là, désolée ma puce, mais c’est maman qui décide.
Le plus difficile parfois, c’est d’y croire soi-même : difficile d'avoir l'air sérieux quand on n’a qu'une envie, celle d’éclater de rire devant son air sérieux de petit tyran.