Une rééducation est-elle envisageable ?
Oui, généralement à partir de 3 ans, sauf si le trouble est dépisté bien avant (comme dans le cas d’une maladie génétique) et s’il s’agit d’un trouble sensoriel ou mental.
Dans ce cas, la rééducation relève du domaine de l’éducation précoce. L’orthophoniste travaillera sur la communication et le langage par le biais de jeux.
A partir de 3 ans, une prise en charge orthophoniste peut être préconisée. Le nombre de séances est déterminé en fonction du bilan.
Pour tout trouble isolé, une dizaine de séances, d’une demi-heure par semaine, sont en principe nécessaires chez un écolier de grande section de maternelle.
Les troubles fonctionnels donnent lieu à un suivi lors de l’apprentissage du langage écrit, même si c’est seulement pour conforter les acquis. Mieux vaut prévenir que guérir !
Que faire à la maison si Bébé a un retard de langage ?
Surtout ne pas lui faire répéter ! C’est tuer la communication, ça n’a pas de sens. Par contre, le bon réflexe est de répéter soi-même avec la bonne formule « tu as voulu dire ça… ».
Il faut bien sûr être patient, privilégier les relations, les jeux ensemble, la communication. Et bien sûr féliciter son enfant en mettant en avant ses côtés positifs, ses réussites…
Comment se passe en pratique la prise en charge ?
Le généraliste commence par prescrire un bilan et généralement aussi une rééducation. Ensuite c’est l’orthophoniste qui détermine la fréquence et le nombre de séances.
Quand il s’agit d’un problème articulatoire, la rééducation est intensive sur une courte période.
Pour un trouble d’ordre lexical, les séances se déroulent sous forme de jeux. Les plus grands peuvent repartir avec des jeux ou des images.
Le plus souvent, les parents n’assistent pas à la séance de rééducation. Mais il est important qu’ils soient présents pour accompagner et récupérer leur enfant à la fin.
Le petit patient doit prendre conscience que ses parents sont d’accord avec l’orthophoniste. Ils sont là aussi pour motiver leur enfant à s’investir dans la rééducation.
D’un point de vue financier, les séances sont prises en charge à 60% par la sécurité sociale et à 40% par la mutuelle.