Ambiance tendue au petit déjeuner…
Pendant sa moyenne section, nous avons déménagé à l’étranger. Vu les premiers mois difficiles de Ugo, j’essayais de compenser au maximum. Puis un jour, je lui ai expliqué qu’il était grand, tout à fait capable de s’habiller seul, d’ailleurs, tous ses copains le faisaient. J’ai décidé d’être ferme. Ca a été un cauchemar ! Pendant des semaines, un vrai rapport de force, une ambiance très tendue le matin. Aucune discussion possible, aucun partage. Nous avons tout essayé : la douceur, la flexibilité (l’autoriser à petit déjeuner avant de s’habiller), la discipline (exiger qu’il s’habille pour pouvoir déjeuner), puis les menaces, les cris, les punitions etc… toute la panoplie des parents dépassés.
Un livre providentiel !
Voyant cela, une amie me prête un livre d’un psychologue australien* qui parle de « poser des limites aux enfants à forte personnalité ». J’aime cette approche positive de ce que j’appelle, moi, « tête de mule ». Aucun doute, il parle de mon (et même de mes) fils ! En résumé, pour l’habillage : expliquer clairement à l’enfant ce qu’on attend de lui et quelle sera la conséquence s’il choisit de ne pas le faire, ceci en restant calme et respectueux de l’enfant (donc pas de cris !!!), lui donner un délai, mettre le chronomètre et appliquer la conséquence (et pas de manière revancharde « tiens, tu l’as bien mérité !») sans en rajouter mais fermement. Je vous le donne en mille, il conseille, une fois le temps écoulé, de prendre les vêtements de l’enfant, les mettre dans un sac, et lui dire « maintenant c’est l’heure, on y va, tu t’habilleras à l’école ».
Réussite sur toute la ligne !
Premier jour… Ugo ne me croit pas… il se retrouve en pyjama dans l’ascenseur et finit de s’habiller dans le hall d’entrée. Deuxième jour… il teste encore… et finit de s’habiller dans l’ascenseur. Troisième jour… IL S’HABILLE SANS BRONCHER avant la sonnerie du chrono… et me dit « maman, tu as vu, je suis en avance ». Miraculeux ! Depuis, nous reprenons goût aux petits déjeuners en famille.
* Setting limits with your strong-willed child, Robert J.MacKenzie.