Qui sont les parents d'aujourd'hui ?

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Etre parent aujourd'hui

Par Oxybul éveil et jeux,



                               

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 Qui sont les parents d'aujourd'hui ? 

Qui sont les parents d’aujourd’hui ? Quels sont leurs principes éducatifs ? Quelles sont leurs valeurs ? Fnac éveil & jeux est depuis toujours au cœur d’un dialogue avec les parents. A l’occasion de nos 20 ans, nous avons souhaité leur donner la parole à travers une enquête réalisée par le cabinet ABC+, afin de mieux les accompagner.

Portrait des parents d’aujourd’hui.


Cette étude on-line a été menée entre le 11 et 21 décembre 2009 auprès de 700 personnes : 400 adultes (100 parents d'enfants de 3 à 5 ans et 300 parents de 6 à 11 ans) et 300 enfants de 6 à 11 ans.
Cette étude dresse un comparatif avec deux études menées en 2003 et en 1993 par le cabinet ABC+. Plusieurs thématiques ont fait l'objet d'un focus particulier : l'éducation, les portraits croisés, les relations familiales, la famille et le monde extérieur, les loisirs, l'influence des enfants, les équipements technologiques, les jeux et jouets, la lecture, les vêtements, l'alimentation, l'argent de poche.

 

1/ On découvre ainsi 5 typologies de parents :

 Les protecteurs         39 %

 Les néo bobos          29 %

 Les tiraillés                20 %

 Les équilibristes         7 %

 Les autonomisants    4 %

 

2 types dominants représentent 68 % des parents

 

Des parents qui ont des principes éducatifs bien définis

 

Les protecteurs : un type de famille en nette augmentation (39 % vs 28 % en 2003)

Ils affichent plus sereinement leur statut de parents « tradi » (19%) et ils sont éducateurs (17%), sévères (20%) et moins dialogueurs.

Les enfants, quant à eux sont obéissants et acceptent cette autorité parentale.

A chacun sa place, les parents décident, les enfants écoutent, et s’il le faut, on punit.

 

Les néo bobos (post Dolto en 2003) : 29 % en baisse de 6 points

Leur éducation est centrée sur les valeurs humanistes : l’épanouissement de l’enfant en tête (75%), l’amour (71%), la tolérance (60%), pour que leur enfant soit bien dans sa peau.

Ils respectent les spécificités de la période de l’enfance et aident l’enfant à acquérir son autonomie. Ils récompensent l’enfant quand il a une bonne note (26%) et le punissent très peu (2%). Enfin, pour eux, il est important de laisser l’enfant choisir ce qui lui convient (51%) afin qu’il devienne un adulte équilibré et réactif.
Ces parents se voient ouverts, tolérants, tendres, éducateurs (18% vs 5%) et autoritaires (16% vs 7%).

 

 Et des parents qui ont perdu le mode demploi en matière d’éducation : + de 20 % des interrogés : les « largués » 

Il y a d’une part les parents qui reviennent aux valeurs traditionnelles et d’autre part les parents qui ont, soit rejeté ces valeurs sans en trouver d’équivalentes, soit mal appliqué la méthode. Leur enfant est dominant et ils n’ont pas encore redéfini leur rôle de parents. On se retrouve alors avec un vrai conflit de génération.

 

Les tiraillés (20 %) : ces parents ne comprennent plus leurs enfants (55%) qui sont pourtant plus « éveillés ». Ils sont mal à l’aise et s’avouent de piètres dialogueurs. Ils disent avoir particulièrement besoin de préserver leur vie de couple (72%).

Ils balancent entre une éducation traditionnelle et ouverte. La politesse, la gentillesse, la propreté sont des valeurs en baisse de 5 points.

Ce sont des parents volontaristes qui cherchent à adapter leur comportement à la vie actuelle, tout en étant très nostalgiques du passé. Et quand ils se sentent « largués », ils vont chercher des conseils d’éducation dans les forums internet. Par peur du conflit, leur enfant en sort vainqueur.

 

Les équilibristes (7%) : ils représentent un nouveau type familial par rapport à 2003 dans le paysage familial des 6/11 ans. Ce sont des parents que l’on retrouve plus souvent dans les familles mono-parentales et qui tournent le dos aux valeurs d’hier pour naviguer mieux dans le monde actuel. L’enfant doit exprimer sa personnalité (43%) et ils lui inculquent des valeurs de travail individuel : sens des responsabilités (57%), assiduité (62%), sens de l’effort (52%)… tandis que les valeurs classiques, telles que la politesse ou la propreté sont d’une autre génération…

Ce sont des individus en quête d’une identité de parents, pas toujours facile à affirmer. À la fois traditionnels et ouverts, autoritaires et dialogueurs, les enfants  reflètent cette ambivalence.

 

Les autonomisants (4%) : leur objectif est de rendre leur enfant heureux et autonome pour qu’il le soit plus tard. La vie familiale est dirigée par le souci de respecter l’univers de l’enfant… Même si les parents s’en sentent parfois exclus et que l’enfant est un peu à lui-même, isolé.

 

2/ 3 tendances fortes qui expriment un ressenti dinsécurité grandissant vis à vis du monde extérieur, mais aussi du futur qui attend lenfant :

 

La reprise en main de lautorité parentale et limplication des pères

Les parents se rabattent aujourd’hui sur des valeurs éducatives qui ont fait leur preuve. Comme tout apparaît compliqué à gérer, les valeurs traditionnelles marquent un grand retour.

Les protecteurs revendiquent désormais leur éducation traditionnelle. Et même s’ils sont décideurs, les parents discutent plus ouvertement et partagent des activités avec leurs enfants.

On observe un investissement plus important des pères dans l’éducation de leur enfant. L’autonomie et l’adaptation sont des qualités essentielles que l’enfant doit posséder et sont transmises par le père.

 

Lémergence de valeurs dintégration et dadaptation pour de futurs « petits caméléons »

Plus que jamais marqués par la compétition et la performance, les parents sont inquiets pour le devenir de leur enfant. Pour demain « savoir s’adapter » passe avant « exprimer sa personnalité ».

Beaucoup de parents portent un regard attentif sur l’évolution de la société. Les protecteurs expriment la nécessité pour leur enfant de s’adapter (51 % vs 41 %) et ils admettent que l’enfant doit s’intégrer au groupe et devenir « un parfait petit caméléon ».

Idem pour les néo-bobos qui acceptent que l’enfant ait ses codes et qu’il ait besoin de s’intégrer à son groupe. Afin qu’il devienne un adulte réactif, il est essentiel qu’il ait les clés pour s’adapter aux circonstances (60%) et il va falloir composer avant de s’affirmer.

Pour les équilibristes, l’éducation permet à l’enfant de s’adapter aux circonstances (62%) et de se défendre (33%).

 

Un repli de la vie familiale sur elle-même, dans un désir de protection

De protecteurs à hyperprotecteurs et angoissés il n’y a qu’un pas. Une relative liberté est désormais plus favorisée à la maison qu’à l’extérieur.
L’image de la famille néo-bobo est harmonieuse et « cocon » mais avec un sentiment d’insécurité grandissant

Vis-à-vis de l’extérieur. Aussi préoccupés que les parents « protecteurs », ils ne laissent pas leur enfant seul (72%) et ils sont inquiets quand leur enfant est dehors (83%).

 

Les équilibristes, qui ne sont pas moins inquiets que les autres, mettent des limites et préfèrent savoir leur enfant seul que mal accompagné.

 

3/ Un fort taux déquipement en produits technologiques :

 

Taux d’équipement des enfants en téléphone portable


3/5 ans :           8%

6/7 ans:          15%

8/9 ans :         24%

10/11 ans :    46%

Le fort taux d’équipement qui peut être compris comme une réponse à cette anxiété. Véritable porte ouverte vers l’extérieur pour l’enfant tout en restant à la maison, il apprend à connaître le monde extérieur, pour mieux s’adapter et pour comprendre les enjeux futurs, sans être confronté aux « dangers » de la rue. La TV, les consoles de jeu sont de nouveaux outils d’enrichissement pour l’enfant, un moyen de s’ouvrir aux autres et de préparer l’avenir.

Le téléphone est également une réponse aux angoisses des parents. Il apparaît comme un outil rassurant lorsque les enfants sont seuls dans la rue ou à la maison. 

 La TV : Les protecteurs pensent qu’au vu de l’émergence de valeurs d’intégration et d’adaptation, la télévision est un bon moyen de s’intégrer (45 %).

Les tiraillés laissent leur enfant regarder ce qu’il veut à la télé mais avec des alibis : se tenir au courant (70%) ou pour discuter avec ses amis (60%). 75 % des enfants la regardent quand les parents sont absents.

 

Pour les équilibristes, la télévision est medium des relations familiales. L’enfant peut choisir ses émissions et aime la regarder avec ses parents (87%). Et ce regard croisé est pour les parents un bon prétexte à des discussions familiales (95%).

 

Les consoles et portables : les tiraillés sont suréquipés en nouvelle technologie : lecteurs MP3 (87%), téléphone portable (42%) et TV dans la chambre…

Les jeux de console, activité intelligente, remplacent facilement la lecture (52%).

Idem pour les autonomisants, l’équipement familial en produits technologiques est important : TV dans la chambre, console de jeux, MP3.

…même si les jeux & jouets restent très importants dans la cellule familiale

Comme les protecteurs, les tiraillés ont une nostalgie des jouets d’hier et ils aiment acheter les jeux de leur enfance (+ de 70%).

Chez les néo-bobos, les enfants jouent malgré les autres activités (61%), en revanche ce qu’on refuse le plus c’est la laideur (83%) !

Pour les équilibristes, les jeux et jouets sont moins l’objet de discussion que les vêtements. Les parents admettent que leur enfant ait moins de temps pour jouer à cause de l’ordinateur (52%).

 

A noter en 2010, l’égalité filles/garçons en matière d’éducation :

Egalité totale en amour (61%) et en terme de réussite (29%).

Les résultats sont presque identiques pour la politesse (72% vs 68%),

l’autonomie (57% vs 55%), la propreté (54% vs 53), la tolérance…


Par Oxybul éveil et jeux,


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