Un allié de choix pour se réassurer
A la crèche, le doudou peut s’avérer un solide partenaire au moment de la séparation d’avec le parent. L’enfant s’y réfère pour calmer sa colère, sa tristesse. On observe même les plus grands s’empresser de donner doudous et tétines aux enfants qui pleurent un peu trop à leur goût. Il est impressionnant de voir les capacités des jeunes enfants à repérer à qui appartiennent peluches et autres objets de leurs camarades en collectivité.
A chacun son doudou
En période d’intégration, les rapports aux doudous sont divers, nous voyons parfois des enfants arriver derrière une montagne de doudous, d’autres en changent tous les jours, enfin, certains n’en ont pas. Nous accueillons tous les enfants avec leurs besoins et leur rythme de développement. Les doudous en font partie.
Pour les plus petits, certains parents se questionnent par rapport à cela : faut-il donner une peluche, une tétine, un linge ? Dans ce cas, nous leur proposons de laisser à la crèche un T-shirt porté par la maman. Ainsi, le bébé retrouvera une odeur connue, rassurante et apaisante dans certains moments de tension (fatigue, mal de dents, chagrin). En général, nous constatons un effet positif dans cette démarche mais encore une fois, c’est l’enfant qui décide de l’accepter ou non.
Chez les moyens (à partir de 12-15 mois), nous commençons à demander aux enfants de poser leur doudou sur l’étagère prévue à cet effet pour entrer dans un jeu et en communication avec les autres. S’il leur est difficile de s’en séparer en début d’année, ils sont réellement fiers de nous montrer qu’ils en sont désormais capables.
Se détacher de son doudou
Se détacher de son doudou fait partie d’un apprentissage pour le jeune enfant. Pour cela, il doit se sentir autorisé et valorisé dans le fait de grandir. Le regard que l’on porte sur lui lui indique s’il peut se sentir capable, accompagné, épaulé dans cette grande course vers le plaisir de faire par soi-même. Sans vouloir le faire grandir trop vite, essayons de repérer chez lui les moments propices à faire des progrès et restons à son écoute.
Les enfants sont pleins de ressources et trouvent d’eux-mêmes leurs solutions pour s’adapter à des situations nouvelles, il suffit de les observer et de leur faire confiance.