Une chose est sûre, c’est sous le regard positif et au son des encouragements des adultes que l’enfant puisera l’énergie et la volonté de réussir.
Ce n’est que vers 15-18 mois que l’enfant parviendra à marcher seul, de façon encore précaire certes, mais avec de plus en plus d’assurance au fil des expériences. Nous emprunterons alors plus facilement les escaliers que l’ascenseur avec les enfants que nous accueillons.
En pratique, chaque enfant est différent et investit de manière personnelle « les grands apprentissages ». S’il tarde un peu à se mettre debout c’est aussi peut-être parce qu’il se concentre sur autre chose : le langage, la motricité fine, etc.
Ciao maman, à plus tard !
Pour l’enfant, c’est un vraie révolution de pouvoir décider de là où il veut d’aller et s’il veut y aller. Plus question d’être porté de gauche à droite sans avis à donner. Symboliquement, c’est désormais lui qui coupe le « cordon » pour aller à la rencontre des objets, des gens. C’est le pas indispensable pour plus d’autonomie.
L’enfant doit se sentir autorisé et valorisé par l’adulte dans le fait de se mouvoir par lui-même.
D’un autre côté, il est important d’être clair et de « cadrer » son nouveau terrain de jeux élargi. A la crèche, des consignes sont là pour encadrer les expériences motrices des enfants (il est interdit de monter sur le présentoir à livres, par contre les enfants disposent d’une structure avec un toboggan pour s’exercer). C’est le moment de s’armer de tolérance et de fermeté à la fois. On peut poser des interdits concernant les endroits que l’on juge dangereux mais les professionnels veillent à proposer des espaces offrant des expériences motrices variées aux enfants. Autant de repères qui l’aideront à se sentir sécurisé dans un espace qu’il ne maîtrise pas encore.
Apprendre à marcher apporte à l’enfant un sentiment fort de liberté : il n’est plus tributaire des grands pour aller explorer ce qu’il veut. Là, c’est à nous, adultes, de jouer : d’un côté en posant des limites constructives, en valorisant et encourageant les petits randonneurs, de l’autre, en acceptant que l’enfant nous échappe un peu plus chaque jour, au sens propre comme au sens figuré.