Au secours, pas de rituel le soir….
Jeune, j’ai toujours été surprise du temps que les parents passaient à coucher leurs enfants le soir…Quelle admiration pour ces parents qui en fin de journée doivent être éreintés et qui gardent patience à raconter une ou plusieurs histoires, amener un verre d’eau, chanter une comptine, reraconter une histoire… bref, « jamais, jamais, je ne pourrais faire cela »me disais-je.
Nous avions donc directement aboli l’histoire et le répertoire de chansons. Et nous nous étions mis d’accord, afin d’abréger la durée du coucher, d’être attentifs aux signes de fatigue de nos enfants, ce qui nous permettrait de ne pas nous battre pour les coucher mais de le faire quand ceux-ci seraient bien mûrs pour dormir.
Et concrètement ???
Déjà, nous avons réalisé que les rituels évoluaient constamment en fonction de l’âge de l’enfant et de ses besoins. Etre flexible, sans imposer d’habitude a alors été notre devise !
Malo, petit, a eu besoin que nous le bercions un temps, puis que son papa lui chante des comptines. Nous ne nous sommes cependant jamais arrêtés à l’habitude, au rituel. Nous répondions à des besoins présents au moment donné. Rien pour nous n’était définitif, et ceci même si une comptine pouvait être chantée plusieurs jours de suite. Aujourd’hui, dès qu’il manifeste des signes de fatigue, se frotte les yeux, râle, pleure pour un rien, nous le prévenons que l’heure du coucher arrive bientôt. Un biberon d’eau, un câlin de son papa, un autre de sa maman et le voilà couché prêt à s’endormir. Les soirs où il semble plus agité, bien que fatigué, j’aime m’allonger à côté de lui et parler de la journée passée. J’ai l’impression qu’ainsi il évacue ses angoisses de la journée, de la nuit et s’apaise tranquillement. Titouan, lui, a pris le pli dès petit : un biberon, un câlin et gros dodo, avec quelques soirs exceptionnels où nous l’avons bercé ou pris avec nous.
Nous n’avons jamais vécu le coucher des enfants comme un moment long, et tendu… puisqu’en pratique il est court, maximum quelques minutes en règle générale, et que nous ne nous imposons rien. Le câlin qui dure est un vrai moment de partage.
Les enfants doivent aussi, il me semble, ressentir cette légèreté, cette sérénité, puisqu’ils s’endorment souvent rapidement et ne nous rappellent que de rares fois.