Comment abordez-vous la question de l’existence du Père Noël ?
L'enseignant doit toujours laisser leurs croyances aux enfants et ne pas affirmer qu'il existe ou pas, l'enfance est une période pleine de magie. Et il faut préserver cet univers. De nombreuses études ont été faites sur la psychologie des contes, comme celle de Bruno Bettelheim, La psychanalyse des contes de fées. Ces études montrent l’importance et l’apport des contes sur la construction de l'enfant. Je pense que les contes de Noël s'insèrent dans cette idée. En maternelle, en particulier, je pense qu'on doit laisser une part aux rêves et aux croyances. La majorité croit au Père Noël et c'est très bien comme ça !
Comment éviter que les enfants « avertis » vendent la mèche aux plus petits ?
En classe, on peut très bien responsabiliser les grands en leur disant de ne pas crier sur les toits que le Père Noël n'existe pas, cela leur donne une certaine confiance (ils savent quelque chose que d'autres ne savent pas). Je pense que c'est important de pouvoir parler librement des croyances en classe et d'accepter d'écouter autrui, d'accepter sa façon de penser. Donc si un débat sur le Père Noël a lieu, autant laisser la parole aux enfants et mettre en avant un climat d'écoute et non de moqueries !
Comment consoler un enfant qui vient d’apprendre que le Père Noël « n’existe pas » ?
L’enseignant n'a pas un grand rôle à jouer. C’est plutôt du côté des parents que ça se passe. Je pense qu’il faut accepter la peine de son enfant et essayer de lui expliquer que le Père Noël existe en effet, dans le cœur des gens ! Le Père Noël c’est eux, c’est nous, c’est vous et c’est cela qui est beau. On peut lui dire, par exemple que lui aussi pourra être un Père Noël et faire des cadeaux à ceux qu’il aime.
Propos recueillis par Julie Montaudon.