Laisser parler les gourmands
Alors qu’est-ce qu’on prépare ? Fixons un objectif simple pour ce premier essai. Un gâteau au yaourt ? « Non, un gâteau au chocolat » exigent unanimement les gourmets. D’accord, c’est parti pour un bon moelleux au chocolat. C’est l’occasion de sortir le livre de recettes de Babar offert par belle-maman et encore inutilisé. Super, la liste des ingrédients est écrite et dessinée pour les plus petits. Léo fouille le frigo à la recherche des 3 œufs requis par Babar, tandis que Félix passe son doigt sur le dessin de la tablette de chocolat en essayant de deviner si c’est du chocolat noir ou au lait. « Non parce-que moi, je préfère vraiment le chocolat noir » déclare le petit gourmet.
La main à la pâte
Qui aura le privilège de casser les œufs ? Un par personne et pas de jaloux. Et chacun sa technique. Papa arrive à les briser d’une seule main, sans faire tomber des morceaux de coquilles dans le saladier. « Trop fort » commente Léo. Le choix des armes maintenant : manier le fouet, verser la farine, scruter le verre doseur, touiller avec la grande cuillère en bois. Les garçons s’affairent. D’abord douteux mélange d’ingrédients, la pâte prend forme. On voit même quelques petits doigts plonger de temps en temps. « Miam, c’est bon la pâte crue » avoue Félix, le tour de la bouche tout barbouillé. « Tu crois qu’elle est réussie ? » interroge Léo. L’heure est solennelle. Je vais transmettre à mes apprentis cuisiniers l’astuce que ma mère tenait de sa grand-mère. « Regarde la pâte. Prends-en un peu dans la cuillère et laisse la filer dans le plat. Est-ce que ça ressemble à un ruban ? » « Oui ». « Alors c’est réussi. »
Savourer en famille
Reste l’opération chocolat ! Les petites mains s’activent autour de la tablette pour la casser en petits morceaux. En prime, on peut se lécher les doigts après… Un tour au micro-onde et hop ! Il ne reste plus qu’à mélanger à la pâte, verser dans le moule et enfourner. Une bonne odeur de chocolat chaud envahit la maison. Pour prolonger le jeu, je propose aux garçons d’aménager un restaurant pour servir le goûter. Une petite nappe, des assiettes à dessert, verres et couverts improvisent une dînette. Et oui, cet accessoire est manquant dans notre famille de garçons ! Le gâteau enfin cuit, nous nous attablons autour du goûter.
L’après-midi a filé, chaleureux et savoureux. Félix feuillette le livre de recettes en quête du projet gâteau que nous cuisinerons tous ensemble. Pari gagné !