Prenez par exemple les jeux à la Tolkien* avec des personnages fantastiques très symboliques. Nous y transférons chacun un ensemble d’images issues de notre histoire personnelle mais aussi de codes culturels communs. De ce point de vue, le choix d’un avatar* va être révélateur et le jeu peut devenir outil thérapeutique.
Les jeux vidéo, des espaces aux fonctions bénéfiques
Au-delà des pulsions agressives et des conflits internes, le jeu vidéo fait intervenir des personnages (parlant parfois) que le joueur ne maîtrise pas et impose de nombreuses règles à suivre impérativement. Le joueur se confronte à sa propre frustration, à la nécessaire persévérance pour avancer dans sa quête ou sa mission, et doit se plier aux règles pour pouvoir gagner. En faisant face et en affrontant seul ces embûches, le jeune se crée un espace personnel qui exclut ses parents. Et c’est libérateur pour beaucoup.
Enfin, le jeu vidéo est exigeant en concentration et n’est jamais le lieu de décharge que l’on croit. Il n’y a qu’à observer vos enfants cherchant la détente devant la télévision après avoir joué ou réclamant de sortir pour jouer au ballon…
*Avatar : sur Internet, l’avatar est le personnage choisi par le joueur pour le représenter.
* Tolkien : auteur du célèbre Seigneur des Anneaux, qui met en scène un univers fantastique complexe et cohérent.
Auteur de : Les écrans, ça rend accro...
Propos recueillis par Solène Pouillot.