Des séances de jeux en tête-à-tête avec son enfant pour développer sa motricité

Une source d'inspiration quotidienne pour grandir ensemble


Go Search

Par Dominique Cronier, Psychomotricienne et directrice de l’association de parents « Jouer pour grandir »



                               

2

   Partager   

 Des séances de jeux en tête-à-tête avec son enfant pour développer sa motricité 

Imiter des animaux, mimer un conte ou jouer avec une raquette et une balle favorisent la coordination motrice de votre enfant, et donc une prise de conscience de son corps et de l’espace qui l’entoure. Le gymboree propose ainsi des jeux adaptés à l’enfant de sa naissance à ses 6 ans.

D’où vient le gymboree ?

C’est un programme d’éveil destiné aux tout petits, né aux Etats-Unis dans les années 1970. A chaque séance, un parent accompagne son enfant et se consacre à lui autour d’activités proposées par des psychomotriciens ou des musiciens formés au gymboree.

 

Comment se déroule une séance type ?

D’abord, j’organise un temps d’accueil, suivi d’un temps dédié à la découverte des équipements de jeux, qui eux-mêmes dépendent du thème du moment. Généralement, je décline un thème sur deux semaines consécutives : sur une séance pour bébés, ça peut être « équilibre assis » ou « éveil tactile », pour les plus grands j’ai déjà choisi « le cirque », où je propose aux enfants de marcher en équilibre sur une poutre tels des funambules, ou bien de multiplier les blagues de clown.
 

Quelles activités développez-vous pour chaque tranche d’âge ?

Pour les tout petits, jusqu’à 18 mois à peu près, je propose des jeux de massage (qui peuvent être reproduits au moment du coucher par exemple) et de découverte sensorielle ainsi que beaucoup de chansons, parfois imaginées par nous les animateurs, au cours desquelles les enfants, assis sur les genoux des parents, écoutent les mélodies et participent au grès de leur humeur. C’est aussi l’âge des danses marchées où le parent tient l’enfant par les hanches et suit le rythme.

Vers 18 mois, on joue aussi avec les marionnettes et avec des bulles de savon. On commence à se raconter des histoires, en mimant les aventures : on lève haut les pieds pour faire comme si on grimpait une montagne.

Enfin, de 4 ans et demi à 6 ans, on se concentre sur la découverte de toute une variété de sports ainsi que sur le théâtre. Chaque séance amène un nouveau conte, les enfants miment alors les histoires, prononcent des phrases-clé et apprennent à s’exprimer avec leur corps.

 

Qu’apportent ces activités à l’enfant ?

L’objectif n’est pas d’en faire des champions, nous souhaitons plutôt faire en sorte que ces enfants se connaissent bien et se sentent à l’aise dans leur corps. Un corps qui représente le moteur de la connaissance et de la communication : ce « plus » au niveau de l’éveil constitue la base de leurs futurs apprentissages en lecture ou en maths. Les enchaînements moteurs, acquis notamment par le biais du sport, permettent aux petits de se repérer dans le temps et l’espace, de savoir évaluer les risques, de mieux s’exprimer tant au niveau corporel que du langage. Pourquoi attendre d’avoir 5 ou 6 ans pour découvrir les joies de l’activité sportive ?

L’optique du gymboree n’est cependant pas thérapeutique : nous accueillons tous les enfants et gardons sans cesse à l’esprit la notion de fête. Nous accordons aussi une importance capitale au respect du rythme de chaque enfant : certains sont davantage observateurs, d’autres apprennent en tombant. Et puis il arrive qu’un petit n’ait aucune envie de jouer sur le thème de la séance et, dans ce cas, nous lui laissons le choix d’une autre activité.

 

Qu’en est-il du lien parent-enfant au cours des séances ?

La complicité entre le parent qui vient au gymboree (ce n’est d’ailleurs pas toujours le même) et son petit se renforce au cours des séances. Les enfants adorent jouer avec leurs parents, activité qui diffère complètement du jeu avec les copains ou des jeux solitaires. Ce moment privilégié est un rendez-vous très attendu des enfants, dont le visage s’éclaire dès que les parents prononcent le mot « gymbo ». Il faut dire qu’à la maison, les parents se rendent rarement disponibles pour le jeu en tête-à-tête avec leur enfant, encore moins si ce dernier fait partie d’une fratrie.

 

Propos recueillis par Maya Méducin.


Par Dominique Cronier, Psychomotricienne et directrice de l’association de parents « Jouer pour grandir »


Partager    Imprimez cet article Envoyez à un ami

publicite

Newsletter graine de curieux

Recevez chaque semaine la newsletter Graine de curieux

Motricité

1 2 3

Porteur métal 4 roues

De 1 an à 3 ans

Porteur métal 4 roues

Cheval à bascule

De 1 an à 3 ans

Cheval à bascule

Porteur métal rose

De 1 an à 3 ans

Porteur métal rose

mot de passe oublié

Fermer

Un email avec votre mot de passe vient de vous être envoyé.