La ludothèque a pour vocation d’accueillir différentes catégories de public, de tous âges confondus, du bébé à l’adulte. Son rôle est de promouvoir le jeu ou le jouet comme un objet de notre culture, et permettre à l’adhérent de trouver du plaisir à travers les jeux. A Cholet, on reçoit plus de 30 000 visiteurs par an, dont 9 100 enfants sur l’année. On a 2 300 adhérents pour le prêt et 20 000 jeux confiés par an. On achète environ 500 jeux chaque année, et on a actuellement près de 6 000 jeux.
Comment choisir des jeux de confiance ?
On a plusieurs critères de sélection.
D’abord, on analyse nos catégories de public, ce qui nous permet de les définir par tranches d’âge.
On cible des types de jeux en fonction de la classification Esar ((Exercice-Symbolique-Assemblage-Règles), en alimentant les secteurs de jeux (jeux d’exercice, symboliques, d’assemblage, jeux de règles…). Esar est une classification internationale des jeux. Elle permet de les ordonner de façon théorique et de les ranger de façon physique. Elle permet d’analyser la fonction de l’objet à travers son utilisation. Par exemple, la toupie. A priori, c’est un objet à manipuler. En réalité, quand l’enfant joue avec, sa fonction est de permettre l’éveil sensoriel visuel. La fonction primaire n’est pas forcément la bonne.
On est attentif aux demandes des utilisateurs, sans toutefois les satisfaire. Par exemple, certains jeux vidéo ne sont pas adaptés à la ludothèque ou certains personnages sont trop fragiles…
On prend aussi en compte :
la qualité du jeu : il doit être solide car il va être utilisé, prêté, nettoyé, manipulé un certain nombre de fois.
sa fonction : par son utilisation, l’objet va développer certaines compétences. Par exemple, les objets pour les tout-petits, regarder si le jouet n’est pas qu’une façade et si on peut produire des choses avec.
l’esthétique : très subjective, par rapport aux illustrations, aux couleurs, aux matériaux des jouets…