La période de vie où l’activité cérébrale est la plus riche est aussi celle où l’enfant a le plus besoin de jouer.
Cependant, la suralimentation en jouets, la suractivité, la surstimulation aboutiraient à un adulte mal construit. Trop de jouets, trop d’activités, trop d’informations apportées par l’environnement empêchent le cerveau de se spécialiser et de sélectionner les circuits les plus utiles. On ne peut pas apprendre quatorze langues dès le berceau, seulement deux, au maximum trois. De la même façon, jouer à tout en même temps ne permet pas à la pensée de s’organiser efficacement.
Les jouets sont donc indispensables pour permettre à l’enfant de s’éveiller, de développer ses capacités motrices, son imagination, son intelligence. Voilà pourquoi on a pu dire « Jouer est le métier de l’enfant ».
Article issu de Mon bébé joue bien, éditions Jacob-Duvernet, 2005 (2ème édition), p. 15-16.