…et on repart
Petits bobos soignés, je remets mon petit cavalier en selle, sauf que cette fois, notre champion ne veut plus galoper ! Cris, pleurs, j’hésite à me fâcher ou à rire. Finalement, après quelques minutes de négociation (on a enlevé les petites roues : pas question de les remettre), j’arrive enfin à le persuader de pédaler comme un grand ! A condition de le tenir un peu, ce que je promets pourvu que l’on redémarre et le plus vite possible !
Un peu plus en confiance, notre petit bonhomme se remet en route. Mais maintenant, c’est moi qui vais regretter d’être venue : mon vélo m’attend sagement au bord du chemin pendant que je sprinte à côté de mon fiston !
… seul sans les petites roues
De plus en plus vite, les roues tournent de plus en plus vite « ça marche Maman, ça marche » ! et surtout, ça court pour moi, un peu trop vite ! Du coup, je lâche un peu, un peu plus longtemps et… complètement ! Je sens qu’il part, victoire ! Soudain patatras, Aymeric s’est rendu compte que je l’avais lâché. De nouveau en proie à la panique, il se retrouve par terre !
Cette fois pas d’égratignure mais une grosse blessure à l’âme ! Toute la famille revient et l’encourage mais la réponse fuse, implacable : « Je ne peux plus marcher, je ne ferai plus JAMAIS de vélo, je ne veux plus… »
Vérification faite, Aymeric n’a rien de cassé, juste besoin d’un gros câlin ! Tout le monde s’en charge ! Soudain, c’est trop et soudain il hurle : « Je ne suis pas un doudou ! Laissez- moi remonter sur mon vélo ! » La déprime n’aura duré que quelques minutes, c’est la magie des enfants !
Reprendre confiance
On est reparti ! Papa l’accompagne, tantôt le tenant, tantôt le lâchant, mais lui parlant sans cesse pour que, petit à petit, il reprenne confiance… Un long moment plus tard, ils nous rejoignent enfin pour le pique- nique ; Aymeric, radieux a mérité ses chips !
« Maman, ça y est, je sais pédaler tout seul » !
Plus tard, dans l’après midi, notre lutin est le premier en selle ! Il se lance, pas encore vraiment stable mais il ose sous l’œil attendri et amusé de toute la famille ! Quant à moi, je me dis que la recette du vélo n’est ni celle du soufflé, ni celle de la choucroute ! Juste un soupçon de technique, une bonne mesure d’équilibre et une bonne dose de confiance, merci Papa !