Inconvénients de la péridurale
La durée de l’accouchement peut être allongée et le recours aux instruments (forceps, ventouse) pour faire sortir le bébé semble plus fréquent.
La péridurale supprime l’envie d’uriner et nécessite donc la pose d’une sonde urinaire.
Comme pour tout acte médical, il existe :
- des contre-indications : la péridurale ne peut pas être pratiquée si vous avez une infection cutanée dans la zone où se fait la piqûre, si vous avez un anthrax ou un abcès, si votre température dépasse 38°C, si vous présentez de fort troubles de la coagulation ou certaines hernies discales.
- des risques d’effets secondaires : l’anesthésie peut provoquer, exceptionnellement, des maux de tête après l’accouchement.
- des risques de complications : les accidents restent toutefois très rares.
Les alternatives à la péridurale
60 % des femmes ayant accouché ont eu recours à une anesthésie, la péridurale le plus souvent ; mais d’autres anesthésies existent :
- La rachi-anesthésie : elle insensibilise la moitié inférieure du corps. Son effet est plus rapide que celui de la péridurale mais les risques d’accidents d’hypotension seraient plus importants.
- L’anesthésie locale : une injection d’analgésique dans les muscles du périnée permet d’atténuer la douleur due à une épisiotomie ou à l’emploi des forceps ; mais elle ne supprime pas les douleurs des contractions.
Des méthodes moins « médicalisées » existent également… L’acupuncture, par exemple, est efficace pour atténuer les douleurs du début du travail à l’arrivée de l’enfant. Par ailleurs, la sophrologie, l’haptonomie ou les massages sont autant de méthodes de préparation à l’accouchement qui aident, en principe, à mieux tolérer la douleur.