Un taxi en direction l’hôpital. Un monitoring, et en salle de travail… le bébé s’apprêtait bien à arriver. J’ai su être à l’écoute de mon corps, de nouvelles sensations perçues, ce qui m’a permis de comprendre que le moment était venu, malgré l’absence de signes très clairs comme la rupture de la poche des eaux (percée par les infirmières dans la salle d’accouchement).
Deuxième grossesse : merci à mon mari !!!
Ma deuxième grossesse a été très différente de la première, tout simplement du fait que c’était la deuxième et que Malo n’avait que 9 mois, quand je suis tombée enceinte.
Pas vraiment le temps de me reposer. J’étais constamment sollicitée par mon petit garçon qui n’acceptait pas de me voir la tête dans les nuages, et qui passait par des étapes importantes de sa vie. L’accouchement s’est aussi déroulé dans cet état d’esprit !
Le jour approchait, à trois semaines du terme, j’étais plutôt accaparée par la venue de ma mère, la garde de mon fils aîné, ainsi que sa réaction face à l’arrivée de ce bébé à la maison… bref pas vraiment stressée par l’accouchement : c’était, d’autant plus, assez frais dans ma tête !
Le jour J, je n’avais pas arrêté, ma mère arrivant par avion, le soir même. Malo avait eu par ailleurs, une envie de se dépenser. Nous étions donc allés en forêt nous balader. Retour à la maison, bain, dîner, coucher… toujours interrompus par quelques contractions assez fortes. Mon mari qui, quelques jours auparavant avait relu les chapitres concernant « le départ à la maternité », m’a conseillé de prendre du spasfon, ainsi qu’un bain. J’ai suivi ses conseils, devant son insistance. Maman arrivait à 22h42, il fallait aller la chercher à l’aéroport ! Prête, habillée pour y aller, malgré des contractions de plus en plus régulières et intenses… Cela n’avait, cependant, tellement rien à voir avec celles que j’avais ressentie pour Malo ! Je mettais cela sur le compte de la ballade et du rythme que j’avais. Ces arguments n’ont pas convaincu mon mari qui a décidé de prendre les choses en main. Il a appelé quelques amis afin de venir garder Malo à maison. Puis il m’a convaincu d’aller faire un tour à la maternité, histoire de voir ce qu’il en était, et m’a promis ensuite de m’accompagner à l’aéroport…. ! Quelle bonne initiative !
Mon petit garçon est né dans la demi-heure qui a suivi notre arrivée à l’hôpital ! Merci à mon mari, qui m’a avoué par la suite avoir pressenti, dès mon retour de notre sortie en forêt, que la naissance était imminente… Tout était question pour lui de réussir à m’en convaincre !
Il a eu un rôle déterminant…. Parfois, il vaut mieux écouter ceux qui nous connaissent bien.