Je me sentais telle une petite fille, sans cesse agressée, reprise et jugée. Malo pleurait beaucoup et ne grossissait pas. Le personnel médical que je fréquentais, alors, n’a pas réussi à me rassurer… au contraire… Petit à petit, j’ai réellement commencé à douter de ma capacité à allaiter « Ton lait n’est pas bon », « Tu n’en as pas assez »… Bref, de nombreuses remarques qui m’ont fait perdre totalement confiance en moi. Au bout de 6 semaines de frustration tant pour moi que pour Malo, je décidais de passer à un allaitement mixte puis de donner uniquement des biberons. Malo a repris du poids, mon entourage semblait satisfait et heureux de ma décision. Je n’ai pas su résister aux pressions extérieures d’un entourage pas forcément à la hauteur. Cependant, heureux constat : Malo n’est pas tombé malade une seule fois pendant sa première année.
Une deuxième expérience réussie : se préparer, se protéger
Enceinte du deuxième, j’ai souhaité réitérer l’expérience, toujours convaincue du bienfait de l’allaitement. J’avais surtout décidé de vivre cela à fond, sans me laisser démonter par les gens autour de moi. Titouan est né au Maroc où l’approche de la maternité, des soins est très différente. Je me suis retrouvée très vite à la maison avec mon petit bout dans les bras…. ou plus exactement au sein !
Je me suis laissée guidée par mon instinct maternel, avec une grande confiance en moi.
Beaucoup d’improvisation, pas de règles imposées. Une alimentation riche, équilibrée et diversifiée, beaucoup d’eau. Et surtout, une attitude de protection face à tous les commentaires, conseils que l’on pouvait me donner… « Je suis la maman, c’est moi qui sait, qui décide » telle était ma phrase culte. Titouan tétait à la demande, à satiété, et s’est très vite réglé. Il s’endormait, sourire aux lèvres, blotti dans mes bras. Je découvrais ce lien charnel affectif procuré par l’allaitement, ce moyen de l’apaiser, de le rassurer, cette manière aussi de le rencontrer après l’avoir porté 9 mois dans mon ventre. Titouan a grandi considérablement bien et vite ! C’est aujourd’hui une force de la nature !
Au bout de 4 mois, j’ai décidé d’arrêter de l’allaiter, vu son développement, ma satisfaction, mon bonheur, et le désir de son papa de s’en occuper plus.